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30.11.2008

De l'art de l'origami à la couture

Voici les oeuvres d'Etoile, tous les samedis, séances pendant 2 h 30, le matériel, pas grand chose, c'est la plupart du temps de la récupération que nous trouvons ensemble, braderies, puces, entassée dans nos armoires, etc :

Parce qu'aimer et apprendre à partager, c'est l'essentiel, alors Etoile a fabriqué avec l'aide d'une de mes amie artiste, un coeur gros comme ça :

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Parce qu'il n'y a pas deux pochettes surprises comme celle-là, on peut mettre dedans les mots qu'on préfère par exemple, c'est simple, il faut d'abord mesurer, tracer, diviser, découper, puis coudre, voilà le résultat :

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Ah, ça, c'est Crépuscule pendant l'été, qui s'est pris la tête ou plutôt les bouts des doigts avec les origamis, plier les papiers de tout côté, en appuyant bien fort, en suivant bien les plans, et insérer les photos dedans, à tel point, qu'elle a fait suspendre tout ça avec un fil au plafond :

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On revient à Etoile qui a fait ce sac avec des chats (la tête en bas), c'est pas la tête en l'air :

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Etoile est très fière de présenter une création avec des étoiles et des sapins, heureuse de l'avoir enfin fini pour le porter, ça, c'est sûr, on est unique et jamais pareil :

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Voilà pour ce qui est de l'art de l'origami à la coûture ! On aime aussi à découvrir la matière, la respecter pour pouvoir la travailler, c'est un peu notre fièreté... comme les indiens qui estiment que nous devons non pas nous servir de la nature, d'ailleurs, elle ne nous appartient pas mais apprendre à vivre en harmonie avec elle...

Le chat pompon (on aurait peut-être du l'appeler oubaouba comme dans les marsupilamis), il n'a pas besoin des mots "réussite", "médaille", "mérite", "compétition", etc, pour être libre et se retrouver par exemple au sommet de cet arbre à soie dans le jardin, il peut d'ailleurs le redescendre aussi vite qu'il le grimpe, autant sur le sol, qu'à la plus haute cime des arbres, il évolue, vibre de tous ses sens, tout ce qui est autour de lui est symphonie, chaque mouvement de feuilles, le vent, chaque cri et chant d'oiseaux, les insectes volants ou rampants, etc, c'est la vie qui insuffle les poésies de la mélancolie, de la joie, de l'abandon, du changement, de la révolte, de la paix, etc, mais sa nature en ses sens nous pousse à retrouver l'essentiel, vivre pleinement et simplement chaque instant présent :

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Au présent, Etoile sait donc utiliser une aiguille et coudre seule sans personne, dans le passé, elle ne savait pas le faire, mais elle s'émerveillait par la beauté du regard, des gestes, de la parole et la confiance qu'on donne pour qu'elle la retrouve, ainsi que vis-versa.

Au présent, Etoile continue à s'émerveiller par ce qu'elle peut découvrir, et pas à pas, progresse, tente les expériences à son propre rythme vers l'autonomie.

Et je m'émerveille aussi de tous ses dons de partage, aussi élégants, tellement subtiles, profonds, grâcieux, majestueux, etc, sur ce rythme enchanté que me fait découvrir et m'apporte Etoile.

Là où le mot "compétition" est ainsi complètement abandonné, là où sélection entre individu n'existe plus, ni critères de privilèges pour les uns, ni de défavoritismes pour les autres, ni faire tant de différences aux différences par l'indifférence, ni tant d'exclusion, violence et haine, ni artificiel et surperficiel, mais où la notion est de prendre ou d'intégrer le temps dans ce qui est de plus fondamental, d'existentiel et d'essentiel par et pour chacun, ni dans une course éfreinée à pas grand chose ou à on ne sait quoi en définitif, ni pour le profit des uns et ni pour le détriment des autres, ni au prix de la médaille de la méritocratie, mais là où seulement, le temps est la valeur qui ne peut en aucun cas être figée dans une catégorisation particulière à un être et où chaque instant est justement les progrès à savoir être, être enfin soi, être libre enfin...

22.11.2008

Communiquer, prévenir la situation, ne pas rester sans rien dire

Bribes de nos courriers :

Au CG et MDPH - 2007 :

« Jusqu’à aujourd’hui, nous avons toujours accompagné notre fille par nos propres moyens afin de lui permettre de se rendre au collège dans des conditions dignes à tous collégiens et de revenir à la maison. Nous vous avons demandé une indemnisation des frais kilométriques, et avons répondu auprès de la MDPH et au CG « à moins qu’il existe des transports en commun avec en son sein une aide humaine et permettre cet accompagnement à l’autonomie sans mise à part ou à l’écart de notre fille des espaces communs à tous car on ne voit pas comment parler d’autonomie sans aucune confrontation avec le réel du monde extérieur et correspondant à des horaires adaptées au collège et aussi dont l’arrêt se trouve à proximité. ». Vous nous avez répondu que oui, mais seulement qu’à la condition de la fourniture d’un certificat médical (suivant des textes que vous interprétez) pour « bénéficier » de ces indemnités, alors que cette demande de "justification médicale" nous semble avoir bien que trop peu de rapport tant avec une démarche sociale, de solidarité et d'entraide qu’elle implique pour une société ouverte à tous, autant que bien éloignée du contexte que des réponses à apporter sur la situation environnementale afin qu'elle s'améliore, de prendre en compte les besoins en tant que de participation, citoyenneté et autonomie, prise en compte de la personne en situation de handicap. »

"Cependant, le Conseil Général nous signale qu’il existe un transport scolaire gratuit (ligne scolaire n° xx) et a indiqué téléphoniquement que le taux d’incapacité ne prouve rien, qu’il faut que nous fournissions encore un certificat médical suivant sa propre interprétation qu'il s'en fait au code de l’éducation R 213-13 à R 213-16 qui prévoit que le principe de prise en charge doit être médicalement établi.

A moins de prendre l’ambulance, de faire intervenir le samu ou les pompiers, nous sommes effectivement surpris à la production d’un tel certificat médical, (et puisque le taux d’incapacité nous semblait être bien suffisant), quant à l’indiscrétion induite à ce sujet, tant déontologiquement, que pour le respect à la vie sociale et privée.

Par ailleurs, en nous renseignant directement auprès du transport scolaire, il se trouve que celui-ci signalé dans le courrier du Conseil Général :
- ne prévoit pas pour autant, l’arrêt au collège mais dessert celui d'un Lycée, c'est-à-dire situé à plus de 600 mètres, et ce, avec le poids du cartable sur le dos, ayant fait le trajet à pieds pour tester, il faut donc compter 20 minutes pour se rendre au collège, notre fille arriverait ainsi en retard et au moment où la porte d’entrée réservée aux élèves est fermée ;
- que ses horaires ne correspondent pas non plus au planning scolaire, puisqu’il n’existe pas de transport pour le mardi après-midi, notre jeune n’ayant pas cours cet après-midi là, il n’y aurait aucun intérêt que notre fille reste tout le mardi après-midi dans le collège sans aucun cours ;
De plus :
- Etoile étant inscrite en demi-pensionnaire libre, il n’existe pas de transport scolaire correspondant aux heures de sortie à 15 h 50 ; qu’il nécessiterait dans ce cas d’un accompagnement humain pour permettre cette autonomie là à se rendre jusqu’à l’arrêt du lycée loin du collège, pour attendre pendant plus d’une heure, ce jusqu’à 17 h 15 le bon bus ;
- elle ne pourrait pas non plus l’emprunter le soir car cela nécessiterait une inscription sur le régime interne et puis, le temps de se rendre à l’arrêt situé à celui du lycée, le bus risquerait bien d’être déjà parti, à moins de courir avec le cartable sur le dos au risque de tomber ou autre ;
- en respectant l’arrêt au plus près de notre domicile pour se rendre au collège, il faudrait que notre fille prenne un premier bus à 7 h 00, et change pour en prendre un deuxième à 7 h 15 et pour le soir, il en serait de même.

Il semble tout de même que ces conditions là pour un élève, qu’il soit en situation de handicap ou non, ne puissent être acceptables, tant sur le point de vue sécurité, que pour bien d’autres raisons.

Il est bien entendu, que nous avons accepté cette orientation UPI au collège, dans la mesure où nous disposons aussi d’une voiture particulière et que nous nous sommes engagés à accompagner notre fille pour lui permettre, notamment, de se rendre dans ce collège ainsi que de pouvoir revenir au domicile.

Outre, la fourniture d’un certificat médical est demandée, faute de quoi, aucune indemnité kilométrique ne pourrait à priori être prise en compte ; par contre, il n’en demeure pas moins que ce problème réside aussi sur les nombreux faits de l’impraticabilité de ce transport scolaire pour les motifs énoncés dans la présente lettre ; et que seule aujourd’hui, notre voiture permet tout bonnement et simplement à notre fille de se rendre au collège dans des conditions dignes et respectables à tout élève.

Cette demande d’un certificat médical culpabilise, d’autant plus, que notre fille ne présente aucune contre indication purement médicale à emprunter les transports scolaires. Par ailleurs, l’accompagnement humain qu’il nécessite, dans ce cas, est fondamental pour rendre l’accessibilité, à ceux que l’on a tant privé, aux espaces communs à tous, respectant ainsi leur vie sociale et autonome.

D’une part, nous tenons tout d’abord à vous signaler cette situation concernant le transport scolaire spécifié dans le courrier du Conseil Général, et d’autre part, la MDPH, étant placée sous l’autorité de celui-ci, détient pourtant un dossier concernant notre jeune, notamment lors de l’orientation en UPI, permettant bien d’attester qu’elle ne peut donc pas emprunter seule le transport scolaire et qu’en conséquence, cela nécessite un accompagnement humain pour le permettre, ce pourquoi, un taux d’incapacité a bien été en partie déterminé."


A l’enseignante pour la rentrée 2008 :

« J’espère que vous avez effectué une bonne rentrée avec tous vos élèves et l’équipe du collège. Je n’avais pas trouvé le planning d’horaires qui était indiqué au dos du cahier de liaison et l’ai demandé à AC par deux fois.

Avec une rentrée scolaire de l’année dernière très mal préparée de 2007 / 2008, pour notre fille (changement d’ets scolaire : passation primaire, collège - changement complet d’environnement (pertes des anciens camarades de l’école primaire), changement d’équipe, nouveaux horaires, changement de communes, de fonctionnement, nouvelle organisation familiale, changement de cantine, perte des anciennes AVSi qui l’accompagnaient depuis 2001, puis nouveaux AVSi en décembre 2007 : 2 nouveaux, etc)… L’enseignant référent qui changeait aussi venait juste de prendre son poste, cela me ramène donc à cette rentrée nouvelle 2008 / 2009, qui devrait être bien moins chaotique, tourmentée, pour notre fille ou du moins, un peu plus sereine, mais que nous nous devons toujours d’être très attentifs aux liens qui peuvent s’imposer en tant que tels pour notre fille.

L’année scolaire dernière s’était d’ailleurs très bien finie malgré cela, un travail scolaire a pu se construire, se poursuivre, et Etoile a progressé à son rythme, nous travaillions en étroite collaboration avec l’enseignant pour notre fille, et ce, dans le plus grand respect de sa liberté pédagogique. En tant que parents, nous pouvons vous apporter toute la connaissance de notre fille, non d’un point de vue pédagogique mais comment elle se situe dans le quotidien en général, etc., ce qui peut aussi aider ceux qui ne la connaissent pas, vont l’accompagner, la fréquenter…

Même si l’on peut s’accorder ensemble à dire que les capacités d’Etoile, tant sur le niveau intellectuel, moteur, langagier, etc, ne peuvent être vraiment connues et reconnues que si l’on la côtoie et l’accompagne sur le temps et qu’un travail d’interaction sans relâche est souvent indispensable et bénéfique pour permettre la bonne compréhension de l’environnement. Peut-être d’ailleurs, aurait-il été préférable pour cette nouvelle rentrée (même dans de meilleure condition que celle de l’année dernière) de provoquer d’office, une réunion d’équipe éducative dès la rentrée (changement de principal, d’enseignant et encore une fois d’AVSi), supervisé par l’enseignant référent qui depuis, bien entendu dispose déjà des liens nécessaires et a aussi la connaissance du vécu de notre jeune dans le collège déjà l’année scolaire précédente afin que vous puissiez disposer de toutes les informations nécessaires, de répondre à toutes interrogations éventuelles des uns ou des autres, et de pouvoir échanger ensemble sur le vivant… Et ne pas trop patiner sur le temps…

Ainsi, je vous remercie de votre petit mot sur le cahier de texte, m’indiquant qu’Etoile s’est plaint de la gorge à plusieurs reprises. L’année dernière avec l’enseignant, Etoile se plaignait aussi sans arrêt pour aller aux toilettes, par exemple.

Alors, je vous explique sur papier (bien que cela n’est pas facile sur papier et que j’aurais aussi préféré vous rencontrer pour en parler…), Etoile ne s’étant nullement plaint, ni avant, ni pendant tout ce week-end, il me semble donc que ce mal de gorge est simulé exprès de la part d’Etoile, elle trouve ainsi la solution de facilité à pouvoir interrompre ce que l’enseignant attend… Cela dit, nous nous devons aussi de bien veiller entre un éventuel mal de gorge en vrai ou celui que pourrait simuler exprès Etoile pour pouvoir s’échapper très facilement ainsi du contrôle de l’enseignant et de sa pédagogie… Etoile est assez futée pour ce faire… Je découvre aussi que nous n’avons pas du tout les mêmes informations au sujet de l’accompagnement par l’AVSi, l’Inspection Académique nous a envoyé ce planning dont vous trouverez la copie ci-joint. »

L’enseignante nous a vivement remercié pour toutes ces précisions… Le CG ne nous a plus demandé de certificat médical. Mais nous a téléphoné pour cette rentrée 2008/2009 très chaleureusement et n’a fait aucun problème.

13.11.2008

Bonnes nouvelles pour Benoît et son fils Jean

Benoît n’aura pas besoin d’entamer une grève de la faim pour que son fils puisse continuer à jouer au foot en catégorie poussin, il a compilé l’ensemble de nos messages pour le Président du Club, qui les a fait remonter à un plus haut niveau.

Hier soir, peu après 19 h 00, Benoît a appris que la licence de Jean est arrivée !

Vous trouverez ci-dessous son message, je vous le fais partager car il vous est aussi adressé à vous tous : rebel(le)s, insoumis(es), sensibles, révolté(e)s, blessé(e)s, esquinté(e)s de la vie ou non, etc, vous tous sur les blogs qui savez partager et de quoi ça parle...

Merci Marie, notre technicienne des blogs pour Benoît et de m'avoir permis donc de vous adresser son message… et surtout pour que Jean s’épanouisse dans ces activités sportives parmi ses copains et camarades du quartier…

Voici le message que Benoît nous a envoyé :

« Je lisais en rentrant du travail ton nouveau message et me disais: que vais-je répondre ? Nous n'avions pas de nouvelle jusqu'à 19 heures. Et puis l'entraîneur a appelé: la licence est arrivée ! Je tenais à te le dire en direct et en primeur, à te dire combien tes messages ont été réconfortants. J'avais compilé l'ensemble des messages que tu m'as transmis pour le Président du Club, qui les a fait remonter + haut.

Bref les "petites chaînes" et vraies solidarités sont précieuses et peuvent transformer les choses. Je tiens à te remercier directement et du fond du coeur d'être un bon maillon de cette solidarité: merci à toi.

En dehors de notre situation particulière, j'ai beaucoup de plaisir à lire tes interventions et partage ton approche. Je me dis que nos petits bouts différents et leurs parents ont de la chance de te trouver sur leurs chemins.

Je mettrai ce soir ou demain un message plus impersonnel sur le forum pour remercier chacun et dire: "oui c'est possible!".

Amitiés

Benoît »

MERCI A VOUS TOUS SUR LES BLOGS !

"Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre coeur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire."
Ernesto Che Guevara - 1928-1967

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