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16.08.2008

Bords de Loire

Enfin, un peu de beau temps, un petit tour sur les bords de Loire, notre labrador n'est pas là, ça fait un vide à tout le monde à chaque fois...

Nous nous balladons toujours avec appareil photo, jumelles, produits à moustique, produits contre bobo, etc...

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Du sable, entre les doigts, c'est un désert, personne ne connaît trop ses coins là, d'ailleurs, il n'y a personne sauf nous, par ici...

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Et des herbes inconnus, que je ramène à la maison... Certaines ont parfois des odeurs puissantes... répulsives... Personne, n'a en fait jamais étudié tous les sentiers terrestres et connaissent très peu...

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Et sur le sentier du retour, un papillon qui ne sait plus trop quoi butiner, tellement, il y a de brouissailles, de plantes, d'arbres, etc, semble s'être collé sur cette feuille.

C'est comme les mots, en ce moment, cela m'est plutôt difficile à travailler le texte en ce moment, que je préfère renvoyer les images pour simplifier...


Et chacun sera libre enfin d'imaginer, de rêver, de penser, s'il le souhaite, à sa guise, suivant son imagination, son humeur ou non... sa personne, quoi !

Commentaires

Bonjour Crépuscule, Etoile, le grand fils et le papa: gentil v/commentaire sur mon blog pour l'origine du mot "Gois" Petit lapsus: je m'appelle toujours et depuis 67 ans WALTER et non Vincent (mon petit-fils un peu turbulent). Never mind.

Ai lu vos notes depuis la fin 2007. Du militantisme et une bien belle famille. Apprécie particulièrement la note de fin mars de ETOILE: sa curiosité et émerveillement devant ses découvertes, ses joies par ses activités multiples sportives, équestres....

Mais aussi son plaisir créatif: hérité clairement de sa maman.

N'ayant aucun talent dans ces domaines, je suis toujours admiratif devant les créateurs dits "amateur". Où puisez-vs l'inspiration sur ces tuiles et autres? Mystère pour moi.

Ah, j'oubliais: une bien jolie adolescente, nature et souriante. Tenez-ns au courant de sa scolarité.

Amitiés

Walter

Ecrit par : W.Salens | 17.08.2008

Bonjour Walter,

Merci en tout cas de la réponse qui m'a fait bien plaisir. Excusez pour le prénom "Vincent"... de la dernière fois...

Alors c'est avec vrai plaisir que je vais développer le tempérament « d'amateur » que je suis...

Peindre ou dessiner, est tout d’abord le premier mode de communication de l’être humain…

Avant l’alphabet, celui-ci savait dessiner des tableaux en peinture (à base de polen de fleurs, morceaux de roches, pour les couleurs), il savait graver sur les parois déjà son histoire, de cette ancienne communauté qu'est l'être humain, celle-ci a su aussi nous décrire ses différents modes de vie, tant de façon très symbolique, que très détaillée …

Le langage vint peu à peu… au fil de l’évolution de ces communautés et au fil des expériences, des transmissions des connaissances… Ce langage et cette évolution nous ont aussi été transmis et nous en avons bien évidemment hérité puisque nous aussi, nous faisons partie de cette société humaine (enfin autant dire encore pour aujourd’hui autant que faire ce peut)...

Il n’est donc pas forcément un don que l’on voudrait croire « surnaturel » de peindre ou de dessiner… C’est aujourd’hui, bien entendu, un art qui permet de retrouver un peu de mon naturel, une part de moi qui le pratique, mon moi dans ce monde aujourd’hui tellement moderne…

J’aime par exemple, beaucoup les livres pour les enfants, les adultes, comme les enfants, peuvent se permettre de faire des dessins des plus modestes aux plus fantastiques…

Une enseignante m’a fait connaître par exemple, Claude Ponti, écrivain et illustrateur de livres pour enfant, pour sa lecture et la stratégie qu’il emploie comme le fait de jongler si habilement avec les mots en les utilisant dans n’importe quoi ou n’importe où, tout comme un artiste qui jongle avec des balles qui rebondissent et paraissent ressortir de ses mains comme des jets.

Dans les histoires et les images des dessins des artistes que j'aime bien, c'est carrément fantastique, féérique, on peut passer du style du plus loufoque au plus recherché, au plus compliqué, du plus simple au plus perfectionné… Mais on sait bien que des histoires comme ça dans le réel, ça n’existe pas…

Cela permet évidemment de s’évader loin de l’electronique internet, l’électrique télévision, jeux virtuels, vidéo electro-statique, téléphonie électro-magnétique, où nos âmes sont électrocutés et se perdent parfois dans ce qui n'est pas vraiment existentiel, ni pour ce qui est bien essentiel, etc, argent où chacun court après le temps ou on ne sait quoi dans la vie…

La peinture est pour moi dans ces moments, là où le temps n’existe absolument plus sauf cette recherche de beauté, de style, du fantastique ou de la fantaisie, de l’originalité, du tout ou du rien, enfin comme on veut…

Par exemple, pourquoi peindre des fées alors que le monde réel offre tant d’autres sujets beaucoup plus accessibles ?

Un des livres que j'ai sous le coude en ce moment, indique qu’il existe peut-être 2 raisons à ceci :

- Peindre un sujet irréel nous permet d’explorer notre côté créatif et de fournir un effort d’imagination bien plus important que lorsqu’il s’agit de dépeindre un sujet banal ;

- La 2ème raison est peut-être simplement due au désir de fuir une réalité trop ennuyeuse.

Ce n’est pas, par exemple, un hasard, si le grand mouvement de l’art fantastique est né au cours de la révolution industrielle, à une époque où la vie est dure pour bon nombre de personnes et où la campagne devient méconnaissable.

Face à la construction des usines crachant leur lot de fumée et de crasse, et à la disparition d’énormes étendues de terre sacrifiées pour la brique ou autres… On a vu aussi naître en parallèle, nombre de pièces de théâtre.

Ces esprits de la nature que j'aime en particulier, symbolisent un style de vie révolu et reconnecte à la beauté et au mystère de la nature.

Enfin, le peintre a parfois l’esprit moqueur dont il faut se méfier, il aime à vulgariser parfois les choses ou les propos, jusqu’à caricaturer tous les traits de notre personne par le dessin dont, son œil de lynx, sa main, son crayon ne peuvent être que les seuls maîtres pour lui.

Merci Walter.

Cela m’a fait du bien en tout cas pour aujourd’hui de décrire un peu cet esprit que détiennent certains peintres (connus ou inconnus) et écrivains…

PS : En fait pour peindre, il suffit juste de quelques pinceaux, d’un peu de peinture (blanc, rouge, bleu, jaune, noir), d’un peu d’eau, de faire des essais sur des supports (pierre, murs, papiers, bois, etc) et l’expérience se pratique à force de faire, le "don", bien loin d’être surnaturel, vient obligatoirement ensuite tout seul…

Bien sûr, au début, l’imagination se développe toujours par rapport à ce que l’on voit, il y a toujours une base, un modèle : ce que l’on voit, ce qui nous attire, ce que l’on ressent, ce que l’on est, ce que l’on vit, comment on se situe à ce moment là, ce que l’on peut développer par la suite pour pouvoir poursuivre et encore imaginer et créer…

C’est pourquoi, je sais bien que rien n’est impossible même si je sais bien que les histoires aux dessins fantastiques, ce n’est pas réel mais bien de ce qui ressort de notre vision ou de notre imaginaire…

Mais dans la vie, c’est un peu pareil, il suffit juste de s’y jeter un peu sans peur… au moins commencer quelque chose de ce qui nous semble joli, et alors, rien ne m’empêche, ni n’empêche personne, de pouvoir continuer et de poursuivre… ne serait-ce juste pour un sourire…

Ecrit par : Crépuscule | 18.08.2008

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