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02.03.2008
Tout ce que l'on fait, c'est bien, c'est bien ???
Maintenant, je vais expliquer « ma colère »…
Il faut que je dise : « c’est bien, c’est bien »…
Si je dis : « est-ce normal ? Trouvez-vous cela juste ? »…
On me rembarre « C’est pas possible, c’est pas possible, reconnaissez-le, c’est Etoile, à cause d’elle que l’on ne peut pas !!! Et de vous, les parents car vous semblez dans le déni !!! Sa place n’est pas au collège mais dans une institution !!! »
Arrrghh, colère (j’ai appris à serrer les dents)… à force du temps… Faut pô s'inquiéter...
C’est bien joli tout ça… On met des CLIS, des UPI et tout le tralala, on dit que c’est pour permettre aux enfants et aux jeunes en situation de handicap d’être « intégrés » dans une école primaire, un collège ou un lycée et de partager des temps avec les classes dites ordinaires…
Mais la prof. d’arts plastique ne veut pas d’élèves en situation de handicap dans sa classe… Mais le prof. de Sport ne veut pas où va essayer à la fin du 3ème trimestre… Etc…
Alors voici ma colère interne : « on ampute Etoile des matières et de son droit à la scolarisation, de vivre parmi les autres et on inculque l’idéologie que les enfants dits « handicapés » n’ont rien à faire dans les lieux communs pourtant qui devraient s’ouvrir à tous »…
Comme ça, « y diront : vous voyez bien que cela n’est pas possible »…
Car en fait, les possibles ou les impossibles dépendent entièrement des personnes. Y'en a qui pense que cela n’est pas de leur devoir, enfin pour une bonne majorité…
Incroyable dans les Etroits de l’Homme…
La semaine prochaine, j’ai pris RDV avec le référent de l’UPI, vais-je dire : « c’est bien, c’est bien, formidable, quel beau taux d'intégration, remarquable » (en serrant les dents)… ou vais-je dire « Trouvez-vous cela juste et équitable ? » (car à force de serrer les dents, on finit par avoir des crampes)...
Le champ d'action est bien étroit... car ça dépend toujours des gens... qui pensent que...
12:35 Publié dans Education Nationale Vie scolaire et sociale | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


Commentaires
J'ai déjà dit ici ou ailleurs, que je préférais le droit à la différence que le droit à l'intégration. Et qu'une scolarisation dans un établissement spécialisé est meilleur; mais je parle des personnes en grande dépendance physique.
Vu le parcours d'Etoile, Moi je poserais la question : est-ce juste ? Et sans serrer les dents.
Et je déplore que tout dépende encore du bon vouloir des uns et des autres.
Ecrit par : MoilasoeuràMoije | 02.03.2008
Oui, vous avez raison.
La question est donc comment agir puisque le champ d'action reste absolument très étroit dans un espace de "citoyenneté" plus que très réduit, il dépend toujours des personnes qui veulent ou qui ne veulent pas, et bien sûr de la communication interne à l'établissement, de l'image qui est renvoyée par l'établissement de ces élèves "pris en charge pas des UPI", de l'image de la grande difficulté trop souvent employée pour se donner comme seul motif de refuser ou ne pas vouloir, de ne pas pouvoir "que c'est bien l'enfant ou le jeune qui ne peut pas...". Et on pourra mettre des moyens, des moyens à la tonne (même s'il en faut bien sûr lorsque cela s'avère vraiment nécessaire) mais ce sont surtout nos façons de penser et d'agir qui feront que...
Sans aucun soutien hiérarchique, sans aucune dynamique des uns ou des autres, sans aucune volonté, comment ?
Moi aussi, je préfère le droit à la différence, voici comment je traduis ce droit, je l'avais aussi écrit avant :
"Par ailleurs, s’il existe un droit, c’est bien celui qui s’adresse à tous, celui du droit à la différence, celui de vivre sa différence, celui d’apprendre à vivre ensemble dans toutes nos différences.
Cela ne signifie pas être tous pareils, être identiques, nous ne sommes pas des clones mais bien tous des êtres à part entière et chacun est une personne unique.
Ce principe se fonde sur ce qu’il y a de plus universel : « nous naissons, demeurons libres et égaux en droit »."
En tout cas, dans l'UPI du collège, la plupart des jeunes n'ont apparemment pas de grandes difficultés, il ne me semble pas tant que ma fille... Ce qui m'a étonnée... Je me dis même qu'en défendant le droit d'Etoile au Collège, je défends en même temps (peut-être ?) le droit d'un autre enfant en attente de place dans une institution et dont la famille le demande pour lui...
Et vous "moilasoeuràmoije", vous défendez le droit à Elisa, qui est merveilleuse de pouvoir communiquer tant avec le monde extérieur, qu'avec ceux qui l'entourent et je vous encourage aussi à ne pas baisser "ni la garde", ni les bras.
Ecrit par : Crépuscule | 02.03.2008
Je suis parent d'élèves à la FCPE34 , chargée de l'adaptation et la scolarisation des élèves handicapés, je suis la mère d'une jeune fille déficiente intellectuelle.
Etoile, pourrais-tu nous permettre d'éditer ta "colère" dans l'encart du journal de notre fédération.
merci de répondre rapidement.
Myriam
Ecrit par : myriam Fuhrmann | 10.03.2008
Oui, Myriam, vous pouvez car c'est un peçu d'une réalité. Mais cependant, je tiens à garder l'anonymat. En effet, suite à ce RDV, le fait d'écrire un brouillon doit certainement aider. L'enseignant spé. a l'air dans notre sens et on ne sait pas non plus ce qu'il vit au fond dans le collège avec ses élèves (bien dans le coin du collège avec sa petite classe d'élèves dits "handicapés").
Moi aussi, je me suis mise à la FCPE (quel beau fruit du hasard), et je tente de mettre en place un collectif de parents d'élèves en situation de handicap sur le département soutenu par la FCPE.
Déchargeons sur des brouillons (gardons les si on veut), arrêtons de "gueuler" (excusez pour le gros mot) chacun dans notre coin mais faisons le ensemble mais surtout, soyons force de propositions pour améliorer tous ces dispositifs dans les établissements scolaires.
Ecrit par : Crépuscule | 10.03.2008
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