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04.11.2007

Un système d'automates !

La production économique et sociale dans l’industrie, la santé publique, la consommation, le marché industriel, etc, enclenche les conditionnements de notre société, elle crée de nombreux impacts sur les mentalités, déclenche des comportements, influe des attitudes au quotidien et en fait aussi le traitement des handicaps et des personnes qui n’en sont que des victimes.

Fait aussi de constater que, ni leurs familles, ni les enfants dits "handicapés" n'ont accès aux formations ou alors dans des conditions défiant toute concurrence comme étouffée par cette nature qui leur empêche de se construire et d’évoluer dans la diversité ; elles sont bien les premières victimes du perfectionnisme et restent encore trop souvent les accusés des apparences.

Aux contrastes de ce déséquilibre et bouleversement de l’environnement, font paralyser le développement de l’autonomie, l’indépendance, le droit à une vie intime et privée, la liberté de choix de vie des personnes ou enfants "handicapés", leurs traitements n’étant réservés qu’à des lieux bien définis, des instants bien spécifiques, des circonstances bien particulières.

Les dérives d’un système automate font figer l’accès des lieux communs aux loisirs, aux sports, à la culture, l’art, la scolarité, l’enseignement, le transport, l’emploi, les formations, l’accueil, etc, qui restent encore bien trop souvent réservés pour une conformité soi-disant humaine.

En effet, les enfants, les familles et personnes handicapées demeurent les victimes d’un automatisme de fonctionnement qui ne fait rien pour que l’environnement soit vraiment transformé, progresse, évolue et soit réellement changé.

D’ailleurs, il est toujours des traitements inhumains, dégradants à la dignité et l’intégrité humaine et de vouloir encore faire croire à une conformité alors qu’à l’heure d’aujourd’hui, les personnes et enfants désignés par le terme de handicapés demeurent parfois les personnes de l’oubli, de l’écart et de l’inconnu aux noms de certaines logiques marchandes rendant plutôt les services qu’aux seules pratiques médico-éducatives et/ou sociales ou de la solidarité, soi-disant professionnelles ne répondant plus parfois qu’aux intérêts de l’économie pour le conformisme, le perfectionnisme pour l’élitisme, le non droit à l’échec au nom de la réussite, etc !

Comment peut-on se limiter de vivre qu’à travers la programmation sans même avoir pris au moins le temps d’écouter, d’entendre, de voir, de regarder, de découvrir, de comprendre et d’analyser ?

Comment notre société peut-elle encore affirmer répondre aux véritables intérêts et réels besoins particuliers de chaque personne, enfant dits handicapés et leurs familles alors que ceux-ci ne sont pas pris en compte au regard de notre société, considérés comme ne faisant ni partie du peuple et de la population ou même d’un peuple ou d’une population ?

Pourtant, c’est bien la vie qui créée les différences mais, le handicap et la situation qu’il engendre, tout au contraire, il est de constater que c’est bien la société avec sa norme qui le fait, le fabrique, l’accentue et parfois même l’aggrave.

C’est par le changement de nos regards, par l’évolution des services et de l’architecture pour une réelle accessibilité dans tous les sens de son terme, que l’environnement pourra ainsi être transformé et qu’évolueront les mentalités…

Regarder en face comme à notre propre image, celui qui nous apparaît pas comme tout le monde et nous paraît si différent, c’est découvrir l’autre, apprendre et connaître, c’est savoir qu’il ne peut pas relever d’un cas à part et de nulle part, c’est dépasser le handicap bien au delà de ses théories, voire de ses idéologies, c’est repousser les concepts artificiels si déshumanisants en laissant aller la vie se vivre et évoluer, faire progresser la personne même avec un handicap, parmi, dans et avec toute la population pour sa dignité et son équilibre, pour notre dignité et notre équilibre.

Les comportements, les attitudes de notre société envers les handicaps ne doivent pas passer qu’à travers l’image de l’apparence mais par celle du visage des consciences et de la vie à la face d’un devenir tout simplement plus humain, justement plus digne et égalitaire.

03.11.2007

Intégration, je te dis donc adieu

Il avait été décidé en 1998

… Tout enfant doit pouvoir être accueilli, à l’âge de trois ans, dans une école maternelle ou une classe enfantine le plus près possible de son domicile, si sa famille en fait la demande… Pour assurer l’égalité et la réussite des élèves, l’enseignement est adapté à leur diversité par une continuité éducative au cours de chaque cycle et tout au long de la scolarité…

Le droit à l’éducation et à la formation est assuré en France. Dans le respect des principes fondamentaux d’égalité, de liberté et de laïcité, l’Etat garantit, l’exercice de ce droit à tous les enfants et les jeunes…

L’école a pour but de former, grâce à une réflexion sur ses objectifs pédagogiques et à leur renouvellement, les femmes et les hommes de demain, des femmes et des hommes en mesure de conduire leur vie personnelle, civique et professionnelle en pleine responsabilité et capables d’adaptation, de créativité et de solidarité. C'est pourquoi, l’éducation doit développer chez le jeune le goût de créer, d’exercer des activités culturelles et artistiques et de participer à la vie de la cité…

L’école maternelle permet aux jeunes enfants de développer la pratique du langage et d’épanouir leur personnalité, naissance de l’éveil, esthétique, la conscience de leur corps, l’acquisition d’habilité et d’apprentissage de la vie en commun…

Et pourtant, il a été décidé qu’Etoile dès l'âge de 4 ans n'avait pas sa place à l'école. Pourtant suivant les circulaires et les décrets élaborés en faveur de l'enfant en difficulté, (si nous pouvons déjà parler de difficultés en petite section de maternelle), l'école doit éviter l'orientation en structure spécialisée où il est difficile pour lui d'évoluer parmi les autres, nous rappelons que l'école maternelle est un lieu d'éveil, de communication et de socialisation.

Pendant quatre ans, Etoile n'a pas été aidée, ni soutenue à l'école, ni ailleurs.

Pourtant nous dit-on que la France a des moyens, qu’elle est un pays démocratique. A l'heure où on nous parle de solidarité, elle dispose de nombreux services en faveur de l'enfant et de la famille, des droits de l'homme et de ceux de l'enfant.

Malgré nos appels « au secours », nos questions sont toujours restées sans réponse et avons eu droit à l'écoute certes, mais surtout aux constats.

C'est peut-être de l'autisme, si son orientation est dans une structure hôpital de jour, c'est parce que c'est sûrement génétique, c'est pour ça que l'école n'en veut pas… Nous n'avons encore rien compris ! Si c'est ce qu'on appelle de l'aide. Merci !

Quel serait l'avenir de notre fille dans cette structure spécialisée où d'autres enfants ont aussi de plus ou moins grandes difficultés ? S'imitant les uns les autres, bien à part de ceux poursuivant le système dans la normalité, sans avoir le bénéfice, ou si peu, d'une ouverture sur le monde des enfants qui vont soi-disant bien à l'école, quelle chance leur donne t-on de pouvoir un jour réintégrer le système ordinaire ?

Quand on sait que le coût de la prise en charge de sécurité sociale s'élève à 250 € par jour par enfant, ce prix journalier permettrait largement l'intervention de personnel pour tous les enfants directement dans les écoles.

Quand on parle de l'égalité des chances, comment ces enfants parviendront-ils un jour à être considérés et être respectés par les autres puisqu'ils n'ont pas accès au système éducatif ordinaire ?

Nous avons décidé de ne plus continuer à mettre notre fille dans ces lieux représentatifs de l'eugénisme social et scolaire. Nous tenons à ce que notre fille soit acceptée avec sa différence et sa personnalité dans tous les lieux comme décrit dans les conventions des droits de l'enfant, textes institutionnels et circulaires qui sont pour la plupart du temps bafoués.

Lutte difficile à faire accepter la différence car notre terre n'est faite que pour ceux qui rentrent dans un modèle et profil humain standardisé qu'une certaine politique gouvernementale a décidé de déterminer.

Les enfants qui résistent à ne pas se laisser préfabriqués font partie de ceux qui dérangent, leur personnalité est forte et source de richesse, elle nous a ouvert les yeux et nous a amenés à aller plus loin dans notre réflexion quant à l'avenir de ce monde. L'homme saura-t-il capable d'utiliser le modernisme et la science sans dépasser les limites pour le respect de la vie ? L'homme aura-t-il la sagesse à ne pas oublier l'existence de la nature ?

A nos yeux, notre enfant n'a pas de problèmes particuliers, à part un retard de langage, et a plutôt la nature d'être une solitaire. Sa différence par rapport aux autres, c'est la vie qui lui a créée, son handicap, c'est la société avec sa norme.

Nous pensons que chaque enfant est différent avec un caractère propre à lui-même. Les stades de développement, qu'ils soient du langage, de la motricité ou autres ne peuvent pas être constamment comparés et identifiables à une maladie ou à une norme.

L'école ou toute autre forme d'accueil pour enfants se doivent être justement le lieu où l'on respecte ces différences, d'être tolérants et patients, de respecter l'enfant tout en lui faisant découvrir ce qui l'entoure pour son épanouissement, et lui laisser le temps de comprendre et de s'habituer aux règles de la vie en commun afin qu'il puisse trouver son aise et son équilibre.

Nous pensons que c'est plutôt la société qui est malade de toujours en vouloir encore plus et d'exiger toujours mieux, elle se voudrait être un modèle pour l'élite, et il n'y a que ça qui compte, tout doit fonctionner comme elle en a décidé, elle a oublié la nature sous toutes ses formes.

Elle fabrique de plus en plus de structures, et un monde artificiel où tout doit être programmation. On en vient à se demander si la fabrication d'une race humaine standardisée ne serait pas de nouveau en route ?

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Intégration, je te dis donc adieu
Brèves en vrac tirées d’un mémoire de parents ne supportant plus l’exclusion de leur enfant du système ordinaire


T’as pas le profil de l’école ! Mais alors, c’est pour quel genre ?

T’as pas le niveau ! Mais alors, il est où l’ascenseur ?


Reconnaissez-le, je fais ce qu’il faut au nom de la réussite pour votre enfant !

Alors une petite convention d’intégration, une chance, de l’aide pour lui l’autorise à venir 4 heures par semaine à l’école et l’exclut le reste de son temps.

La commission alarme l’échec afin d’ordonner que l’enfant s’en aille le plus vite possible de l’école et qu’il n’y remette plus jamais les pieds.

Voilà de quoi remplir un petit institut, justement, il reste de la place. Ah là, là, que c’est difficile le handicap à gérer !

Vous devez reconnaître que votre enfant n’a pas le profil de la réussite et que si vous insistez à vouloir qu’il aille à l’école, vous allez le rendre malheureux !

La différence est une souffrance et vous n’avez surtout rien à contester !

Nous avions demandé le RASED, nous a-t-on répondu : non, c’est trop grave !

Nous avions demandé l’aide-éducatrice, nous a-t-on répondu : elle n’est pas faite pour cela !

Nous avions demandé un suivi en CAMSP, nous a-t-on répondu : elle ne correspond au profil !

Nous avions demandé de l’orthophonie, nous a-t-on répondu : il ne faut pas mettre la peinture avant les murs !

Nous avions demandé l’accès à l’école et le droit de notre enfant, nous a-t-on répondu : il n’a pas le profil !

Nous avions demandé un SESSAD, nous a-t-on répondu : il n’y a pas de place, si nous voulions continuer à mettre notre fille à l’école, que nous allions la rendre malheureuse, que c’est pour nous faire plaisir et que nous sommes des parents suspicieux !

Nous avions demandé un projet individuel de scolarisation, nous a-t-on répondu : il n’est pas encore prêt !

Nous avions demandé si l’école est faite pour fabriquer des profils d’enfants plutôt que d’apprendre et enseigner à tous les enfants, nous a-t-on répondu : la maternelle, c’était pas obligatoire !

Nous avions demandé justice, nous a-t-on répondu : c’est pas le bon tribunal !

On nous avait demandé de faire confiance.

On nous avait demandé de mettre notre enfant en structure.

On nous avait demandé de reconnaître le handicap et que si nous refusions, nous serions dans le déni.

On nous avait demandé de ne pas avoir le droit de contester.

On nous avait demandé de nous arrêter de travailler.

On nous avait demandé de nous en aller avec notre enfant et de quitter le département.

On nous avait demandé de nous adresser à Dieu mais il ne nous a pas répondu.


Intégration, je te dis donc adieu !

Intégrer, c’est comme mettre tous les « noirs » d’un côté, les « beurres » de l’autre, et que c’est suivant la « bonne ou la mauvaise volonté » pour juste quelques temps de partage avec leurs communs les « blancs ».

Dire on fait « intégrer », c’est bien, on fait l’effort, un peu, pas du tout, ou beaucoup.

Encore heureux et pour alléger cette critique qui peut paraître piquée à vif mais tout à fait justifiée, il semble qu’au Collège, notre jeune peut encore un peu manger à la cantine et être aux mêmes tables que ses communs « blanc, noirs, beurres, etc ». Ouf ! C’est déjà ça.

Il faut dire aussi que dans certains endroits, on ne fait surtout pas manger ces personnes aux mêmes tables parmi leurs communs et que la cour est tout juste réservée mais seulement que lorsque les communs ne sont pas là. Nous l’avons aussi vécu. Si on peut parler de progrès. On va dire un peu !

Intégration, puisque tu nous as rejetés, exclus, séparés, divisés, juste pour dire, on fait « intégrer ».

Ainsi, tu n’as fait que contribuer à surajouter les obstacles et ils sont nombreux : structurels, législatifs, financiers, psychologiques, etc., la rigidité purement répressive (voire eugéniste) tend à se greffer.

Et nous, comment agir pour arranger la situation ?

Belle et riche intégration, mais seulement pour ceux qui ne se sont pas encore retrouvés de l’autre côté du miroir, bien que quand même, on peut toujours encore continuer à sourire, quoi que !

Ce qui laisse apparaître comme une évidence, c’est qu’on a bien du mal aujourd’hui à rejoindre les deux bouts, à tel point que les obstacles devenus comme des hautes montagnes, ont non seulement divisé le monde en deux, mais dans la division des deux, en quatre, etc. Tu nous as tiraillés, tu nous as brisés en petits morceaux, tu nous as fait voler en éclats.

A force de vivre ou faire « motus et bouche cousue » effectivement terrassés par les évènements et confrontés par la situation dans l’inaction sur le terrain même, et par quelques monts et vallées que l’on a pu quand même escarper, a fait que nos mots sont apparus comme des « sacrées volées de bois de vert » et n’ont encore eu que l’effet d’un boum rang, qu'un écho déformé.

En effet, tu nous as persécutés, discriminés. Tu nous demandes encore des papiers, des bilans, tu nous demandes de nous justifier mais ce n'est encore jamais assez.

Ne vaut-il pas mieux que le langage et les mots puissent prendre enfin tous leurs sens et que la communication ne soit plus coupée ?

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Ségrégation, quand tu nous tiens !

Le fait que notre fille soit avec d’autres enfants dits "ordinaires" la stimule et l’aide à avancer, elle ne peut pas évoluer dans des lieux bien à part où l’on met tous les enfants ensemble étiquetés sans aucune impunité "handicapés ou déficients" par l’administration.

Nous refusons la ségrégation pour notre fille mais celle-ci s’étend peu à peu à tous les lieux où nous voudrions que notre fille puisse participer. Cette ségrégation nous inquiète fortement.

En effet, l’atteinte aux droits des personnes et enfants en situation de handicap est d’abord une atteinte à un principe général qui est l’Égalité ; l’histoire et l’actualité nous démontrent suffisamment que toute atteinte à ce principe finit par agir comme une gangrène qui n’épargne personne.

A force de soustraire toutes différences, que restera-t-il de l’essentiel, de l’habituel, de la vie dans l’ordinaire ?

Depuis les lois de 1975 et puis celles de 2005, tous les enfants devraient pouvoir être accueillis comme leurs parents l’ont choisi dans tous lieux communs et cours communs à tous (avec et parmi tous). Cette loi là, tout le monde s’en est approprié pour ne pas les interpréter comme le législateur voulait déjà l'insuffler.

Et voilà que nous vivons un système où tout le monde marche à l’envers et régresse, cela dure depuis plus de 30 années déjà.

Ce n’est pas seulement qu’une histoire de formation mais de règles de droits, la non discrimination.

Apprendre le respect de la différence fait partie de la solidarité, elle contribue à faire évoluer notre société pour changer son regard sur une image positive. Le handicap ou la difficulté est imparfait et nous aussi, cela fait partie de la vie et de l’ordinaire, cela n’a jamais empêché personne d’être ou de devenir brillants, tout au contraire, cela apprend à ne pas être fataliste, catastrophé, paniqué à la moindre difficulté ; elle est loin d’être échec ou catastrophe, au contraire, elle est au contraire riche de recherche de sens et d’humanité.

Si je peux aujourd’hui comprendre que personne n’ose, que tout le monde se sent gêné, ne sait comment s’y prendre, que nous sommes tous maladroits à cause de ce manque d’habitude, que nous avons plutôt l’impression que notre monde marche sur la tête sans savoir qu’il a aussi des pieds, qu’il s’agit là de nos propres pertes de savoir faire et nos manques de réflexes dans l’ignorance de culture de savoir être pour faire avec, d’être accueillants, chaleureux, on pourra aussi comprendre aujourd’hui qu’il est discriminatoire de refuser à notre fille son droit d’apprendre et de participer tout en étant au milieu de tout enfant dits « ordinaires ».

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Que reste-t-il de la vie dans l'ordinaire ?

Mais au fait, c’est quoi l’Utopie ?

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C’est l’invention du mot et du genre par Thomas More en 1516 ; le rôle de la fiction dans un genre qui relève de la philosophie politique et de la critique sociale ; c’est un pays de Nulle Part, "Utopia" signifie littéralement "en aucun lieu".

Il s’est trouvé au fil des siècles des lieux de concrétisation très divers : un pays imaginaire représenté comme inaccessible, une île lointaine ou une région enfermée dans de hautes montagnes. De l’âge d’or de Hésiode ou d’Ovide au pays du Sport de Perec, le parcours proposé est chronologique et traverse les îles comme les villes…

Ainsi, les étapes s’effectuent par la traversée de différentes écoles symbolisées par des planètes tournoyant sur elles-mêmes comme dans une valse entraînée par une course folle.

Le déroulement des faits se marque par les phénomènes du rythme des cycles et leurs influences sur le temps et l’histoire.

C’est ainsi que les noms ont été changé en Monsieur Soleil avec le pouvoir d’orienter la destinée, son règne se situe en plein centre d’attraction de gravité des planètes dont les trajectoires sont mises en orbite tout autour de lui ; Madame Météo avec sa prédiction de déterminer l’avenir, son baromètre indique une lecture du temps et des mesures qui ne se fondent pas dans une stricte appréciation de la vérité, ni sur une juste valeur de la réalité ; les communes identifiées par les lettres Alpha, Bêta, Delta et le nom de l’enfant changé en Etoile parce qu’elle fait tout simplement dresser nos regards.

Puisque les astres sont des planètes qui exécutent une révolution sur une orbite elliptique, on pourrait dire que nous vivons comme dans un système de compétition où révolution des cycles est exécuté sur une orbite élitiste.

C’est Kepler qui a énoncé les lois des orbites, des aires, des durées des révolutions. L’ellipse signifie aussi une suppression de mots nécessaires à la construction régulière d’une phrase mais qui ne sont pas indispensables pour l’intelligence du texte.

Tandis que les lois qui traitent des « handicapés » abordent donc ceux qui font pourtant partie d’une construction régulière de société, alors même qu’ils sont souvent éjectés hors de l’orbite, là où mesures des déficiences ne respectent pas les différences, où taux d’incapacité exclue la solidarité, et en référence de « l’intelligence » des textes, là où les désavantages se résument à ceux qui ne correspondent pas au profil de l’image.

En fait, à force de soustraire toutes expressions, toutes différences, toutes façons d’être, il ne reste plus grand-chose de la vie ! Juste que des reproductions de productions relatives aux profits comme dans les dossiers pour les petites cases à cocher, du peut ou du ne peut pas, du oui ou du non, du pour ou du contre, etc, où lois et normes sont interprétées pour des contrefactions d’existence, où l’essentiel est oublié, seulement, ici les pertes ne sont pas calculées.

Plus concrètement, il en va d’une cause qui est celle de la diversité de la vie. Il s’agit du choix entre deux écoles, soit une école du peuple qui en reflète toute l’imprévisible richesse et qui se donne les moyens de la déployer, soit une école usine qui fabrique des produits calibrés dont la conformité se mesure avec des croix sur des cases à cocher.

Vivre libres et égaux en droits !

9f7e9e5e99d0bf04ee02b2cd7a7b6712.jpgAprès être passés sous l’électrochoc de « l’application de la théorie » qui se fonde principalement sur les difficultés de l’enfant qui, en partie, proviennent de son entourage, on pourrait reconnaître aisément que l’on utilise de drôles de méthodes dans notre pays.

En effet, pour résoudre les difficultés de l’enfant, on lui subtilise toute opportunité de pouvoir développer des échanges avec d’autres enfants dans son environnement d’origine, habituel, ordinaire, puis pour résoudre les problèmes de scolarité, on la supprime.

Malgré que cette solution coûte très chère à la société, elle est facile, efficace, simple et radicale pour les spécialistes et la « professionnalisation »…

Pourtant, ne pas vouloir aider l’enfant comme celui de ne même pas lui permettre de développer des échanges et des relations avec son environnement habituel est une négligence grave puisque cela le prive de toute vie sociale et communicante.

Pourtant, le fait de négliger l’un des plus grands principes fondamentaux et universels d’Egalité avec un grand E : « Vivre libres et égaux en droit » parce que trop souvent confondu avec le mot Identique « Etre tous pareils » conditionne des courants de pensées et tend vers une dérive eugéniste d’aseptisation de la diversité de la vie, par l’épuration de toutes différences, de toute façon d’être, de tous ceux qui oseraient penser autrement.


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Mais une autre idiotie réside dans le comble de cette théorie qui veut que la cause des difficultés de l’enfant provient de la famille, et principalement de la mère décrite comme « mère frigidaire », c’est ainsi qu’en faisant porter de tout le poids des sentiments de culpabilité sur les parents, il faut que nous admettons et reconnaissons le handicap, devons faire le deuil de cet enfant idéal.

Toutes réactions de vouloir que nos enfants puissent aller à l’école ordinaire sont considérées comme dangereuses et néfastes dans l’intérêt de l’enfant, cela risque de le rendre particulièrement malheureux.
Avec effroi, nous sommes restés, béas, abasourdis par un tel culte toujours de pratique de nos jours, malgré les efforts de toute notre société pour sa lutte contre l’exclusion et la discrimination.

Ecrasés par le lourd fardeau de toutes les causes et conséquences que l’on fait porter qu’aux parents, à la force de l’usure, on obtient ainsi facilement leur consentement.

e7114a4a0d85464bb69e2782c92578bf.jpgPourtant, notre réaction fut tout autre, elle eut l’effet inverse contraire à l’attente de « l’équipe pluridisciplinaire » qui opérait pour convaincre que cet enfant reste le plus longtemps possible dans ce milieu dit « spécialisé, médicalisé » où soi-disant « soins » sont donnés et « bonnes intentions » sont apportées pour bien l’emmitoufler dans un coton d’éther, bien le calfeutrer, le cloisonner et l’enfermer dans un petit coin de « paradis aseptisé et artificiel » construit soi-disant exprès pour lui.

Philosophies

L'allégorie de la grenouille

Il était une fois une course... de grenouilles.
L'objectif était d'arriver en haut d'une grande tour.
Beaucoup de gens se rassemblèrent pour les voir et les soutenir.
La course commença.

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En fait, les spectateurs ne croyaient probablement pas possible
que les grenouilles puissent atteindre la cime,
et toutes les phrases que l'on entendait étaient du genre :
« Quelle peine ! Elles n'y arriveront jamais ! »

Les grenouilles commencèrent à se résigner une à une,
sauf une qui continua de grimper et les gens continuaient :
« ... Quelle peine ! Elles n'y arriveront jamais! ... »

Et les grenouilles s'avouèrent vaincues,
sauf toujours la même grenouille qui continuait à insister
et grimpait doucement mais sûrement.

A la fin, toutes abandonnèrent,
sauf cette grenouille qui, seule et dans un ultime effort,
rejoignit la cime de la tour.

Les autres voulurent savoir
comment elle avait pu trouver l'énergie nécessaire.
L'une d'entre elles s'approcha
et lui demanda comment elle avait pu terminer l'épreuve.
Et découvrit alors que la grenouille vainqueur... était sourde !

... N'écoute donc pas les personnes
qui ont la mauvaise habitude d'être négatives...
car elles volent les meilleurs espoirs de ton cœur !

Rappelle-toi pour toujours du pouvoir
qu'ont les mots que tu entends ou que tu lis.

C'est pourquoi, sois toujours POSITIF !
En résumé : Sois toujours sourd quand
quelqu'un te dit que tu ne peux réaliser tes rêves.

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L’âne et le fermier

Un jour, l’âne d’un fermier tomba dans un puits.

L’animal gémit pitoyablement pendant des heures
et le fermier se demandait bien ce qu’il allait faire.

Finalement, il conclut que l’animal était vieux et
que, de toutes façons, le puits devait disparaître.
Il n’était donc pas rentable de tenter de récupérer l’âne.
Il invita tous ses voisins à venir l’aider.

Chacun saisit une pelle et ils commencèrent à enterrer le puits.

Au début, l’âne réalisant ce qui se produisait,
se mit à crier terriblement.

Puis, à la stupéfaction de tout le monde, il se tut.

Quelques pelletées plus tard,
le fermier regarda finalement dans le fond du puits
et fut étonné…

Après chaque pelletée de terre qui tombait sur lui,
l’âne réagissait aussitôt.

Il se secouait pour enlever la terre de son dos
et piétinait ensuite le sol sous ses sabots .

Pendant que les voisins du fermier continuaient
à jeter de la terre et des cailloux sur l’animal,
il se secouait et montait toujours plus haut.

Bientôt, chacun fut stupéfait
de voir l’âne sortir du puits et se mettre à trotter !

La vie va essayer de vous engloutir de toutes sortes d’ordures…

Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer…

Chacun de nos ennuis est une pierre qui permet de progresser…

Nous pouvons sortir des puits les plus profonds
en n’arrêtant jamais de nous battre…

N’abandonnez jamais ! Secouez-vous et foncez !

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Petite philisophie du peintre toujours attaché aux couleurs, aux nuances et aux différences

Lorsque le pinceau par nos mains, avec délicatesse
se plonge dans les couleurs,
celles-ci se mettent à glisser sur la feuille,
se mélangent avec grâce pour former encore d'autres couleurs.

Nos mains s'affirment peu à peu à travers le pinceau,
en précisent les contours
et font que des éclats de lumières se réajustent à mesure.

Librement, elles se meuvent, s'enlacent,
fusionnent sur le papier glacé
pour que son tout donne encore envie
de se saisir du sens à donner à l'ensemble et continuer,
pas forcément sur un modèle strict et uniformisé.

1416670106.JPG


Ce que je trouve le plus joli,
c'est lorsqu'il y a aussi parmi toutes les couleurs
de petites touches de traits d'originalité
faisant justement ressortir le goût de l'application,
les motifs, les contours et la caractéristique.

Ce qui démontre bien que la valeur
que l'on accorde est très importante
cela fait simplement redresser quelques regards...

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Philosophie des différences

La nature est fragile et on doit apprendre à la respecter,
ne pas faire bouleverser son équilibre essentiel et vital
car elle ne peut que s’élever, grandir
et s’épanouir harmonieusement que dans toute la diversité
et sur tout son environnement naturel, habituel et ordinaire.

bd27cbbee29e3ac55bbfd04e9bf32681.jpgA l’inspiration de cette nature,
celle qui nous fait vivre tout simplement,
une petite fleur s’ouvre tout en douceur,
si on la coupe et l’arrache à cet environnement
juste pour remplir un vase clos
alors elle ne peut plus continuer à s’éclore,
s’ouvrir encore, elle ne s’épanouit plus,
ne vit que quelques jours, se fane et se laisse mourir d’ennui.

La nature constitue des petites fleurs originales,
c’est justement ce qui en fait la richesse de sa diversité,
compose sa subtilité, ces petites fleurs nous surprennent,
bc13e6f92174dcc79b4809db6e27c5d7.jpgelles nous font découvrir pour mieux connaître, mieux comprendre,
elles nous apportent tellement dans la recherche de nos qualités et une meilleure intelligence !





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La vie comme un océan

032da409454e1e6d8d5620ade1b02790.jpgComme sur un voilier dans l’immensité des océans,
il faut affronter ses tempêtes,
être équipés pour ne pas se perdre dans son brouillard
et ne pas briser la coque de notre bateau sur ses roches.

Mais quand l’océan se déchaîne, il faut, à la fois,
SAVOIR se protéger, avoir la meilleure CONDUITE qu’il soit
pour tenir son cap bien DROIT,
ne pas oublier de toujours rester face aux LAMES
ne jamais se retrouver en travers
au risque de chavirer ou même s’y noyer.

Il faut encore redresser la voile
malgré la TOUTE PUISSANCE de l'océan
et faire très attention aux FORTES PRESSIONS du vent.

23e0f9404412f95e36f7b419312334ff.jpgMais ce qui compte pour nous,
c’est de réussir à surmonter cet océan,
traverser ces tempêtes et passer le cap,
continuer l'itinéraire
même s'il faut du temps pour atteindre l'autre terre,
l'essentiel étant d'y arriver un jour.


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A ma petite étoile

0364b879fee90635502069b9496e0f86.jpgN’étant qu’un brouillon de vie, j’écris

Ma fille, tu es la plus tranquille
et pendant que les autres enfants crient au loin et se déchaînent,
toi, tu es la plus sereine, la plus calme, la plus « normale »,
dans un monde qui parle encore à ce jour de Binet.

Tu es ma joie de vivre et de respirer.
Ta franchise et ton honnêteté sont de ne jamais cacher ton jeu,
ta richesse, c’est de nous faire découvrir les subtilités de la vie
comme celles de se regarder, de ce que nous sommes vraiment

Et comme une petite étoile qui me fait dresser du regard
dans l’univers où la vie scintille, telle une lueur qui me guide,
je peux te rejoindre dans ce qui paraît inaccessible,
je te prends et te saisis telle et comme que tu es.


N’étant qu’un journal de bord, j’écris encore :

Et si le vent, au-delà de son fracas,
nous rejette et nous repousse hors du concept des normes,
c’est juste qu’il faut savoir être et rester soi-même,
comme dans chacun des battements de notre cœur.

Et quand l’air, par-dessus des révoltes,
nous souffle des mélodies,
c’est qu’il est tous les instants de notre vie qui s’offrent en un beau sourire,
comme dans chacun de nos soupirs ;

Et lorsque l’océan, au-delà de ses limites,
nous entraîne dans ses tourments,
c’est qu’il reste dans ces profondeurs des forces inépuisables pour franchir ses tempêtes,
comme dans chacun de nos mouvements ;

731fe3e790808155cebaed0053b561fc.jpgEt pendant que les vagues, par-dessus des lois et des règles,
nous emportent dans l’inconnu,
c’est qu’elles franchissent les barrières du temps, là où nos libertés commencent,
comme dans chacun de nos rêves.

Et enfin, quand le vent, l’air, l’océan et les vagues
s’y mettent tous en même temps,
c’est pour nous faire comprendre tous ses sens,
comme toutes les couleurs et les parfums du monde.





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