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26.02.2010

Dénouer, délier...

 Bien qu’ils aient solidement lié

Mes bras et mes jambes

Dans toute la montagne,

J’entends le chant des oiseaux,

Et la forêt est emplie

Du parfum des fleurs printanières

Qui peut m’empêcher d’apprécier

Librement ceux-ci.

Qui rendent ce long voyage

Un peu moins solitaire ?

Extrait de journal de prison

 

Parce que la naissance éveille,

La naissance est effort et souffrance

Et maintenant au milieu de l’hiver

Arrivent les signes, les soupçons

Ce sommeil doit être interrompu.

Donner la vie ou apprendre à vivre

Est une joie exigeante :

Le moi entier doit d’éveiller

On ne peut prédire la manière

Dont cela se passera

Ni connaître les réponses à l’avance

 

Si cela ne tenait qu’à moi

Je supprimerais

Toutes les barres de fer

Toutes les haies

Tous les murs

Si cela tenait qu’à moi

Portes et fenêtres

Excepté les rares moments

Où elles doivent protéger les secrets

Resteraient ouvertes laissant généreusement entrer

L’air, la lumière et la vie

 

16.02.2010

Tranquilité

Au délà du reflet

Aimer commence par laisser ceux que nous aimons rester parfaitement eux-mêmes,

et non pas les forcer à correspondre à notre propre image.

Sinon, nous n’aimons que le reflet de nous-mêmes que nous trouvons en eux.

Thomas Merton

 

Contradictions

Ce n’est que lorsque tu boiras à la rivière du silence

Que tu chanteras vraiment,

Que lorsque tu auras atteint le sommet de la montagne

Que tu commenceras à grimper,

Que lorsque la terre réclameras tes membres

Que tu danseras véritablement.

Khalil Gibran

 

La voie de l’expérience

Laisse-moi utiliser l’incertitude comme matériau

Pour la persévérance ;

Laisse-moi utiliser le danger comme matériau

Pour la longue souffrance ;

Laisse-moi utiliser l’éloge comme matériau pour l’humilité

Laisse-moi utiliser le plaisir comme matériau

Pour la tempérance ;

Laisse-moi utiliser la douleur comme matériau

Pour l’endurance

 

Le chant de la différence

Plus nous laissons chaque voix chanter

De son propre et véritable ton,

Plus riche sera la diversité

Du chant à l’unisson

Angelus Silesius

 

Accord parfait

La diversité de la famille devrait

Être une cause d’amour

Et d’harmonie, comme c’est le cas

En musique, où nombre de notes

Différentes s’assemblent pour

Former un accord parfait

 

Herbe dans le vent

Vous qui gérez les affaires publiques,

Quels besoin avez-vous d’utiliser la punition ?

Aimez la vertu et les gens seront vertueux.

Les vertus d’un homme supérieur sont comme le vent

Les vertus d’un homme ordinaire sont comme l’herbe

L’herbe, quand le vent souffle sur elle, elle se penche

 

02.02.2010

ZEN ZEN Alors si à condition donc

Hier, mon cœur s’est serré encore (oppression), en effet, Etoile ne va ni en arts plastiques, ni en sport, ni en musique sous des prétextes bien détournés de principes de raison, du style, il n’y avait pas d’AVS pour cette journée, alors face cela (je devrais pourtant avoir l'habitude), mais comme j'ai bien du mal à m'y faire, je ressens alors une certaine colère, mais j’ai préféré pleurer seule dans mon coin (ça fait longtemps que cela ne m'était pas arrivée) ce que j’estime bien une discrimination fondée sur le handicap. Lorsque cela arrive aussi, j'ai l'impression d'être comme un lion en cage et je me dis, "on ne va quand même pas tout casser !" mais à qui s'adresser pour que l'on nous soutienne, que l'on nous entende pour faire bouger enfin les choses, il faut des mains de fer face à l'inertie des rengaines d'hypocrisie, de sournoiseries et de mensonges.

Et pour combler le tout comme pour des couronnes de pompons, le lendemain, nous avions RDV avec Etoile avec un anesthésiste pour une intervention sur le strabisme. Et bé, il nous a très mal reçu, alors qu’il devait se centrer sur l'intervention prochaine de l'anesthésie et auquel cas demander des bilans complémentaires, sanguin, pression artérielle, nous avions déjà rempli tout le questionnaire avec l'aide du médecin généraliste.

Il m’a juste demandé, c’est quoi son diagnostic, alors je lui ai expliqué et ça ne lui suffisait pas, il m’a demandé si Etoile était suivie, si elle prenait un traitement sans même la regarder une seule fois dans les yeux, sans même lui adresser une seule parole de réconfort ou même de gentillesse, d'humanité, je lui ai répondu par un médecin généraliste comme tout le monde et que ces particularités ne justifiaient pas spécialement de traitement, et lui ai rappelé que nous venions pour une intervention sur les yeux au niveau du strabisme (opération très courante et avec très peu de risque), puis, il a encore voulu continuer ces questions, c’est quoi, c'est quoi son diagnostic, comme si nous étions des coupables, que nous ne disions pas tout, que nous étions des suspicieuses, des menteuses, etc, alors je lui ai répondu qu'Etoile était un être humain comme tout le monde, qu'elle avait le sang rouge comme tout le monde, qu'il existe des milliers d'Etoiles comme elle, que ce n'est pas nouveau, que je ne voyais pas le rapport.

Il m'a traitée d'agressive (je ne lui ai pourtant pas mis de coup de poing, je ne suis pas agressive mais nous étions agressés par cet individu tordu de cette question "diagnostic" qui n'avait aucun rapport avec la démarche de son métier) et j'ai juste répondu à ces questions (de façon sèche peut-être à force !) en tentant de le recentrer sur son travail, alors qu'il débordait d'une manière particulièrement obsessionnelle et maladive du plus haut de son pouvoir, en se rabattant sur son fauteuil à chaque fois, il se moquait de nous.

Nous faudra-t-il un tatouage sur le front pour un strabisme à corriger ?

Nous avons comme l’impression de vivre un temps d’eugénisme avec des mentalités très arrièrées, voire complètement attardées.

On dit pourtant ou l'on laisse à penser, que pour les personnes en situation de handicap, ça évolue, nous, on trouve que ça regresse, ça regresse, et qu'on voudrait se servir du handicap comme pour un jeu auquel il faudrait faire souffrir encore plus, frustrer encore plus, priver encore plus, et ce, sans aucune impunité, tout en laissant pour compte la personne, ne lui laisser aucun choix et bafouer ses droits fondamentaux !

Ce matin, nous avions penser prendre un billet d'avion mais surtout, de ne pas nous tromper d'endroit pour attérir, là où on considère qu'une personne a le droit d'avoir un handicap sans être discriminée, de vivre sans être décortiquée sans arrêt tout le temps et où la personne fait partie d'ordinaire et de la normalité de la vie, et aussi et surtout, considérée avec des droits comme tout le monde.

Si vous lisez ce blog, pendant qu'on y est, un dentiste, vous a-t-il refusé de vous soigner les dents sous prétexte que vous avez un handicap et que vous deviez lui donner le diagnostic ? Et un coiffeur, vous a-t-il refusé de vous couper les cheveux à moins d'avoir des poux ? Et l'ophtalmologue vous a-t-il refusé de vous prescrire des lunettes si vous ne voyez plus grand chose ? Etc, etc.

23.01.2010

Choix : coup de gueule ou poser les mots en couleur

QUEL CHOIX ?

1/ Coup de gueule :

"Si tu lis un tel bilan écrit sur tes enfants et aussi sur toi-même (je l'ai reçu en pleine poire), t'as qu'une envie, te suicider, que tu ne dois plus exister, que ta fille devrait ne pas exister non plus, n'a même pas le droit de bouger le moindre petit doigt, d'être, de vivre ou même d'apprendre, etc !!!

Le handicap étant considéré comme une punition, une délinquance juvénile, un meurtre, un danger, etc, sans doute !".

Attachez-nous, baillonnez-nous, tatouez-nous, tuez-nous pendant que l'on y est !

2/ Mots en couleur :

Alors je me "venge" autrement... car je crois encore à la démocratie pour le peu qu'il en reste, je pense qu'il peut encore exister des failles pour faire sortir cette solidarité, la sincérité sans aucune influence de qui que ce soit d'un monde en dérive pour la technocratie, la vraie, la simple, l'essentielle, celle qui ne met pas à part, celle dont on ne se sert pas pour faire la charité, la pitié ou tout autre approbation de courage, du style encore "faut se battre, faut mériter, combattre, meilleur, plus fort, la vie cela doit être vachement dure, etc).

En mettant des couches et des couches de peinture, une fois le fond bien brossé, puis bien posé, ça avancera peut-être mieux... Plein la vue de couleurs et encore et encore !

Du style un peu comme ça, c'est très symbolique en fait :

Avant d'entamer ce paysage d'une maison de bords de mer, je découvre un peu cet avant goût style "Picasso" (je n'aime pas trop Picasso car c'est n'importe quoi) mais il faut bien commencer par quelque chose sans même savoir où ça va, comme pour tous ces "n'importe quoi". Non, vous ne croyez pas ?
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Là, ça commence à ressembler un peu à quelque chose, non ?
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Voilà, finie :
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En fait, dans cet appel, je suis à la recherche de tous supports pour sensibiliser, un intervenant sur les droits de l'homme, la provenance du mot "handicapé" et aussi sur le handicap cognitif (qui regroupe certainement les 3 autres : visuel, auditif, moteur...). Comme pour finir une autre peinture restée inachevée. Merci de vos conseils, de m'indiquer les bonnes adresses. 

03.01.2010

Du ridiculisme, je préfère mettre de la couleur

Des petits papiers, qui décrivent qu’Etoile fait ça, n’est pas parfaite, se fâche, du style 3 ans que ça dure, et de moi-même qui parait, je veux forcer, une mère en bref encore qui ne veut pas reconnaître que sa fille serait peut-être mieux ailleurs que dans un établissement scolaire public, en ségrégation et négation, déficience, on descend tous donc vers le bas sans même chercher des réponses ajustées et adaptées sur l'environnement ordinaire !

 

Je caricature très, très exagérement (j'en ai besoin mais je ne mets pas de nom à personne !) : "Allez, allez, il faut se battre, allez, allez, faut se cogner dessus car la vie, il paraît, c'est hâchement dure, il faut être fort ! Allez, allez, faut faire la compétition entre voisin, ouais, ouais, vive la concurence, etc, faut écraser son voisin, même la personne que l'on accompagne pour défendre il paraît ses droits, etc".

 

se battre.jpg

 

Soit je monte à la Halde (que les petits écrits sur les parents et les enfants ne font rien avancer dans l’objectif à mener et ne sont que discriminatoires pour enfoncer et ne construisent rien, sont même destructifs et diffamatoires !)

 

discrimination.jpg

 

Soit j’ai envie de faire de ces petits bouts papiers discriminatoires du papier WC pour mon derrière, (du style, je vous "emmerde" et je vous "emmerderais" toujours ! Excusez des mots !), je serais alors pire qu’un clown ou bien provocatrice du ridiculisme que certains nous renvoient et nous pousseraient à faire (est-ce que j'écris des trucs sur telle ou telle personne avec le nom et le prénom, du style, qu'il est gros, il se mutile en mangeant de trop, par exemple, il est quelqu'un de gâté, et ses parents sont patati et patata), le niveau est bien bas, je vous le dis, ça vole pas bien haut :

 

papier wc.jpg

 



podcast

 

De la couleur, de la couleur… Je cherche la couleur et la douceur des mots pour avancer, des fleurs de toute beauté !

 

A tous ces cacas boudin de papier, de ses gribouillis et gribouillas de rapports bornés qui n'apportent rien de plus et qui déjectent en toute impunité la situation de nos enfants en poupée de chiffon pour n'en faire que des choses, ne considérant même pas une trame de vie et de choix pour eux, cacas de papiers qui font dériver sérieusement pour ne pas voir, ni agir autrement, il m'est pour l'instant utile de répondre par un sourire très éclairé et d'envoyer des TUILES, pour faire voir que la couleur dans la vie, si, si, ça existe, de retrouver la paix, le calme et la sérénité et d'évoluer sans rentrer dans ce jeu des plus déficients, négatifs, absurdes et ridicules qui ne fait de plus en plus, qu'infantiliser et rabaisser le monde entier, porter atteinte à ses libertés individuelles et fondamentales (ce que certains semblent bien chercher en définitif, sans aucune raison d'ailleurs et qui n'apporte rien même pas pour eux-mêmes, ni pour leur propre avenir !) plutôt qu'il apprenne ensemble à mieux se connaître, avancer, progresser et qu'il puisse enfin s'élever ! 

 

 

fleurs1.jpg

podcast
ruelle fleurie3.jpg

29.12.2009

De nos tuiles, il faut mettre de la couleur

 

Clic sur le lien de nos tuiles, j'ai préféré mettre de la couleur :

http://peinturedes5doigts.over-blog.com/photo-1502350-bat...

 

Apprenons aussi à mettre les mots tous en couleur !

Que ce soit sur des bambous, des cailloux, des murs en béton ou en crépi, des morceaux de bois, des ardoises, des tuiles, des journaux, des bouts de papier, en nous effaçant, traçons nos plus beaux projets pour les mettre tous en couleurs.

Sans besoin d'aucune revendication, mais juste des cinq doigts de la main, et des yeux, un peu d'eau et des tubes de couleur, le support étant de la récupération.

Que vos plus beaux projets se réalisent !

Meilleurs voeux.

 

PS : tiens, je n'ai pas encore essayé ceci, non, non, ce n'est pas une pipe à fumer, mais un aérographe qui envoie de la peinture grâce à un mini compresseur, il sert à faire des graphes sur les carrosseries des motos, des voitures, etc. Ne vous inquiétez pas, je ne vais quand même pas vous barbouiller avec !

aérographe.gif

19.12.2009

Est-ce si insolites ?

Après avoir peint plusieurs déserts (cela m'inspirait pas mal en ce moment de peindre le désert) :

desert.gif

J'en découvre un peu ce texte qui pourrait être de référence et s'associer à cette peinture (je n'y avais pas pensé avant de le peindre) et aussi avec notre vie de ce qui se produit en ce moment en tant que citoyen du civisme (autant que faire ce peut) avec certaines Institutions et le pays, c'est très symbolique, en fait :

Deux amis étaient perdus dans le désert aride, sous un soleil aride brulant en n'ayant qu'une très faible quantité d'eau.
Au bout d'un moment, la chaleur est telle, qu'ils en viennent à se disputer les dernières gouttes.
L'un des deux donna une gifle à l'autre.
Ce dernier endolori mais sans rien dire écrivit dans le sable "aujourd'hui mon ami m'a frappé"
Etonné son ami ne rétorqua pourtant rien, il s'excusa et tous deux continuèrent leur chemin.
Le lendemain, ils arrivèrent à un oasis.
Aussitôt arrivés, ils allèrent se baigner dans un point d'eau.
Mais celui qui avait écrit sur le sable perdit connaissance et se noya.
Son ami plongea alors et le ramena sur la terre ferme.
Après avoir repris son souffle, celui-ci prit une pierre et y grava ces mots : "aujourd'hui, mon ami m'a sauvé la vie".
Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda "Quand je t'ai blessé, tu as écrit sur le sable, et maintenant tu as écrit sur la pierre. Pourquoi ?"
Il lui répondit alors :
"Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire dans le sable où les vents du pardon peuvent l'effacer. Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre où aucun vent ne peut l'effacer".
Apprends à écrire tes blessures dans le sable et à graver tes joies dans la pierre. .
 
Petites réflexions d'Etoile qui a l'art de ne pas les écouter :
"Les mots sont comme des ballons, ils s'envoient en l'air et après ils pètent, ils sont sourds de la tête, ils font du bruit"
 
Puis je me suis mise à peindre une chouette (je ne sais pourquoi, ça m'inspirait) :
 
chouette.jpg
En fait, je pense maintenant qu'elle représente le cri des Chouans, le cri du chat huant et qu'il y a forcément un lien entre ce qu'est peinture et vérité. Cette population dans l'histoire, était contre toute forme d'oppression et était rentrée en révolution, elle a été massacrée parce qu'elle voulait garder sa liberté et était contre l'armée. Si cette vérité des Chouans n'avait pas été camouflée, cela aurait pu aussi éviter bien des guerres et le nazisme. L'histoire cache toujours autant la vérité.
 
Hier nous avons eu la visite d'un chat énorme (chat huant ou non), il est rentré dans la maison, il faisait froid dehors, c'était un siamois, il ne nous connaissait même pas, mais il a fait comme si il nous connaissait depuis toujours... Il a même dormi avec nous, se frottait contre nous comme pour toujours, comme pour nous garder. C'est extrêmement dommage que je n'ai songé le prendre en photo, une bête magnifique, puissante. Il est bien entendu reparti car il est libre.
 
Et aujourd'hui, j'ai le plaisir de démontrer que les possibles ou les impossibles n'existent pas, voyez cette fleur d'été, par sa chaleur (solidarité et humanité des hommes enfouies parce que trop souvent ignorées par le manque connaissance de l'environnement, enclavées dans un idéal puis dans un autre, noyées pour le fonctionnement de l'image, pertes des instincts et des intuitions naturelles et du vivre pour VIVRE jusqu'au bout), elle a même percé la neige, elle a réussi à pousser encore belle, dans notre jardin même pendant cette forte gelée (on ne lui a même pas demandée de venir) et là, je ne l'ai pas louper pour la prendre en photo, voyez :
 
S6001577.JPG
.
 
Petites réflexions d'Etoile qui a l'art vivant de bien voir dans l'instant :
- "Dis pourquoi le tournesol penche la tête ?"
L'autre répond :
- "Heu... c'est parce que c'est la fin de l'été".
Etoile qui répond :
- "Non, moi je pense, c'est parce qu'il boude".

La blessure restera


http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=5yfWYm...

Nous dit un texte :

Tu peux planter un couteau dans un homme, mais il restera toujours une blessure.

Peu importe combien de fois, tu t'excuseras, la blessure restera

Une blessure verbale fait aussi de mal qu'une blessure physique

- Donne aux gens plus ce qu'ils attendent et fais le avec goût

- Lorsque tu dis "je t'aime", dis le sérieusement

- Lorsque tu dis "je suis désolé", regardes l'autre dans les yeux

- Ne te moque pas des rêves des autres, tu peux en sortir blessé, mais c'est la seule façon de vivre sa vie

- Parle lentement, mais réfléchis rapidement

- Si quelqu'un te pose une question à laquelle tu ne souhaites pas répondre, souris et demande-lui : "Pourquoi souhaites-tu savoir ?"

- Rappelle toi que le plus grand amour et les plus grands succès comportent des risques majeurs

- Quand tu perds, ne perds pas la leçon

- Rappelles-toi les 3 "R"

Respect envers toi-même, respect des autres, responsabilité de tes actions

- Ne juge pas les autres à travers leurs reproches

- Ne permets pas qu'un petit différend abime une grande amitié

- Souris lorsque tu réponds au téléphone, celui qui t'appelle le sentira au son de la voix

- Rappelles-toi que ne pas obtenir ce que tu veux, quand tu veux est parfois un coup de chance.

TRES BELLE JOURNEE...

15.11.2009

Il ne faut se fier aux apparences, nos exigences se trouvent par le désordre

Lorsque les ennuis font pousser les idées :

Ne pas avoir peur de faire le bazarre sur la table du salon :

- Oh que votre maison est mal rangée !

- Que vous êtes indisciplinées !

- Que vous êtes mal organisées !

- Que vous êtes brouillonnes ! Turbulentes, insoumises ! 

Tubes de peinture, pinceaux, planche à découper, couteau, ciseaux, papier journaux, boites de fils, coloquintes séchées, morceaux de bois trouvés dans le jardin, etc, tous étalés sur la table du salon :

Puis, on sort les coloquintes de leur panier, on les peind à la peinture dorée, argentée, cuivrée, verte, jaune, etc, enfin comme on veut, on n'a pas étalé des paillettes que l'on peut rajouter, ni fait les dégradés de couleur, ces coloquintes ressemblent à des poires, en fait, ce sont des courges.

Après, on coupe le fil de nylon aux dimensions voulues, on fait des noeuds coulants, on entaille au couteau les tiges de bois pour la tenue des fils.

On commence à accrocher au plafond avec un grand fil la première tige, ce qui évite d'avoir les bras en l'air, on réajuste l'équilibre et la mobilité au fur et à mesure de la construction.

Une fois terminé, on peut remonter ce drôle d'objet aérien pour le suspendre plus haut au plafond, ça ressemble à des ampoules mais ça tourne tout seul et bouge tout le temps au moindre brin d'air ou mouvement dans la pièce.

 

La révolution se trouve aussi dans l'art et le désordre, on ne peut s'empêcher de mettre un effroyable bazarre sur la table en réponse à tous ces murs d'indifférence, et puis après, on invente avec tout ce que l'on peut trouver sous la main (vieux papiers, bouts de bois trouvés dans le jardin ou dans la forêt, vieilles tuiles de toits, meubles bon à jeter, fruits séchés trouvés dans les granges abandonnées ou fleurs séchées ramassées dans les dunes des bords de mer, etc), il n'y a aucun remède, aucune notice d'emploi, on s'expérimente, on se loupe, on recommence, on cherche, on va à l'aventure, on découvre parfois des actuces que personne n'a même songé encore, etc, ça peut même faire n'importe quoi, ça plait ou plait pas, peu importe !

 

Nos exigences se trouvent aussi par le désordre, il ne faut pas se fier à l'apparence !

 

Un lien sur croire devoir penser par Emmanuel FOURNIER : http://www.lyber-eclat.net/lyber/fournier/croire3.html

16. Dire en choisissant de dire et en choisissant comment dire. Comme pour vouloir dire. Penser sembler vouloir, et penser vouloir sembler. Comme pour dire. Et pourtant, chercher peut-être moins à dire qu’à laisser penser.

138. Individualiser et rapprocher. Pour opposer, pour laisser vivre, pour faire vivre. Se fier et croire assez pour continuer à se moquer et à exiger.

299. Penser sans le savoir. Marcher sans le savoir. Ni savoir comment faire pour marcher ou pour penser. S’étonner de manquer de savoir. Et s’étonner de pouvoir savoir sans savoir savoir, sans avoir conscience de savoir.

313. Ne pas se soucier de plaire, pour savoir pouvoir toujours réussir à plaire et à s’en contenter. S’arranger pour ne pas intéresser, afin de tarder à fasciner. Ne craindre que de fasciner ou d’être récupéré.

509. Renoncer à pouvoir pour se spécialiser. Renoncer à pouvoir se spécialiser autrement et à se développer autrement. Accepter de se suffire de se spécialiser. Accepter de commencer par se limiter, en s’adaptant.

907. Vivre, non pour s’employer, mais pour s’essayer. Chercher comment s’essayer. Expérimenter de se déterminer ainsi. Apprendre à mourir un peu. Se dessiner en expérimentant à nouveau. Et vivre en mourant d’expérimenter

911. Vivre, comme se métamorphoser. Comme se réjouir d’être et de toujours recommencer. Expérimenter, explorer, en sachant devoir quitter et sans s’en effrayer. Mourir à expérimenter ici, pour expérimenter ailleurs.

14.11.2009

Compensation spontanée parfois

La compensation spontanée et les « privilèges » quand le peuple sait bien que nos droits ne sont pas respectés :

Dans un café, nous avons eu droit à un pot gratis et personne d’autre que nous, si, si… Mais c’est toujours par le charme de la différence d’étoile ou cette touche de sa réelle spontanéité « non, tu m’appelles pas ma puce, c’est pas ma puce ! », de sa sincérité « dis, t’as des percing, c’est joli, dis, c’est quoi, sur tes lunettes ! », de sa vérité « je m’assois à côté des autres sans juger », de son entière personne, je ne sais trop… sur quel plan me placer… face aux personnes que l'on dit zordinaires ou face à ceux que l’on dit qu’ils sont zhandicapés…

Je suis la mère, mais j’aime laisser aussi la liberté à la vie aux uns et aux autres, on ne peut pas évoluer que chacun dans son coin (à bas la mère possessive qui veut tout régenter avec ses petits)… la réflexion… Grandir dans la confrontation aux autres. Jamais, je n’ai vu autant de compassion par des gens dits « non spécialisés » mais de « gens de la vie zordinaire »… où tout le monde peut rentrer dans les troquets… après la grève des trains.

Je n’ai pas dit à ma fille « non, ce sont des étrangers, ne parle pas, tais-toi, reste assise et ne bouge pas, ne fais pas ci, pas ça ». Les limites de la « norme », je les connais, et est-ce donc une raison pour tout interdire, voir de parler aux autres, de communiquer, de bafouer la vraie solidarité, celle que l'on ne comprend pas (celle qui n'est pas reconnue car uniquement prise pour ou par la position de la place des pros, des subventions et des financements, voire de la répression, de l'instrumentalisation du plus faible au profit du plus fort et enfin de l'enfermement) et surtout que lorsque l’on sait que la difficulté d’Etoile, est celui du langage.

Est-ce bien ou mal de ma part ? Peu importe !

Puis, une glace dans une grande coupe lui a été servie. Au moment de partir, pour récupérer le papa à la gare, le monsieur du café a eu très peur pour elle, qu’elle se fasse écraser, je n’ai jamais vu autant de sentiment de protection de la part de personnes zordinaires pourtant « non spécialisés ».

Je pense que c’est important, que les zordinaires se confrontent à la différence de ceux que l’on nomme les zandicapés et vis-versa. Ils verront, ils finiront par devenir comme moi, pas de frontières entre les uns ou les autres, terminus… Pas besoin de lois artificielles, sclérosées, dictées, déformées, marchandisées, aux chantages, etc, ce sera naturel de laisser d'abord aux plus faibles, à celui le plus en difficulté, la place parmi et avec sans compassion mais avec détermination, confiance et raison, accompagné de soin à l'éducation pour tous...

Je pense souvent à cet étranger qui ne verra pas notre blog qui sans même nous connaître nous a reçu avec tant de chaleur avec son amie. Pour une fois, il ne m'a pas demandé "qu'est-ce qu'elle a comme problème ?" "c'est quoi son diagnostic, etc ?" « Oh pauvre dame, oh pauvre Etoile, je vous plains, etc ! » mais une personne zordinaire allant avec le filing de l'intuitif.

Ce que nous pouvons donner, d’une manière ou d’une autre, le destin nous le rend toujours...

A noter, ce n'est pas la première fois que malgré les refus d'inscription ici ou ailleurs par certaines personnes atteintes de normoses, normosées, de l'autre côté, en tout cas, ce n'est pas la première fois, qu'Etoile se voit offrir pas mal de choses par d'autres zordinaires (des colliers, des bijoux, des glaces, voir même des bonnes notes et de l'admiration, etc).

On n'attend surtout pas dans le doute et ce qui fait grandir notre esprit est encore bien plus fort.

Y'a pô l'budget, il paraît !

Le problème chez moi, c’est que je n'aime pas l'hypocrisie et vivre dans le mensonge !

Mais voilà, il y a des manières de dire les choses, mais comment les écrire, les dire sans blesser, sans vexer, sans culpabiliser, etc ?

Parfois, j'ai l'impression que quand on dit vraiment les choses, la vérité, la réalité de ce que l'on vit, d'apporter une critique, la réponse, c'est : "vous n'êtes pas contents, alors allez-vous en" ou "taisez-vous, sinon, on va faire ce qu'il faut, et cela sera encore pire !". Au lieu de chercher à améliorer... On nous fait du chantage !

Par ailleurs, on nous dit aussi "mais de quoi, on se plaint, il y a pire, c'est déjà une chance pour nous, qu'on ne s'en rend même pas compte, que nous avons même beaucoup de privilèges par rapport à d'autres qui en ont encore moins !".

Ainsi tout ce qui est droit fondamental et essentiel, nous est retiré peu à peu, tout le monde descend vers le bas, au lieu de remonter vers le haut !

Alors ne faut-il pas aussi nous faire crever de faim ou autre ? Comme ça, on nous dira, y'a pas pire et là, on se dira solidaire mais seulement lorsqu'il est plus facile d'envoyer un chèque et ne pas agir en vrai déjà autour de soi, il ne faut pas trop voir ce qui dérange les "idéaux" pensant que cela peut bouleverser des habitudes, il faut mieux contrôler, empirer et fabriquer la misère, la cacher afin de mieux se servir de la précarité !

Alors tout le monde a peur, peur pour sa place, peur pour son image, de se faire mal voir, l'image narcissiste de son moi, égoïste, etc, quitte à continuer ainsi encore pire, tant que cela ne le touche pas encore même si un jour ou l'autre, il en sera obligatoirement confronté dans le futur !

Pourtant, les critiques qui peuvent paraître "négatives" "agressives" dans ce que l'on dénonce de ce que nous vivons réellement et la loi non respectée, par exemple, concernant la scolarisation en milieu ordinaire, de dire ce que nous vivons, peut permettre à ce que tout cela s'améliore concernant la situation de handicap.

Il n'y a plus de collectif, c'est chacun pour soi, c'est l'individualisme qui prime, la solidarité n'existe plus et n'est même plus un réflexe normal, (sauf si elle est financée, placée en perte et profit, professionnalisée, charitabilisée, etc), c'est la loi du plus fort qui prime et bien souvent dans les mensonges pour que sa pomme, et je trouve que c'est une véritable erreur, un dysfonctionnement !

"Y'a pas le budget pour améliorer les choses, que tout le monde se trouve mieux, apprenne mieux ensemble sans plus aucune exclusion, non, c'est pô possible, c'est à cause de vous, par contre, y'a un budget pour le chantage ou autre (si vous ne voulez pas : dehors, pas contents, c'est pareil !), et surtout faites ce que je dis, obéissez, ne pensez pas, ne regardez pas, restez une statue de pierre immobile, n'ayant donc aucun sentiment sinon vous êtes malades et on vous enferme, ne critiquez plus, ne dites plus votre avis, taisez-vous sinon gare à vous, restez dans le mensonge et l'hypocrisie, attendons donc que cela s'empire, ça n'arrive pas encore tout le monde, ce n'est pas un problème pour les autres pour l'instant !"

08.11.2009

De la discrimination bien organisée

Je pense notamment au cas de Valentin que j'ai accompagné dans un club de sport par exemple, tellement j'entendais les cris de ma fille de l'extérieur, le "pédagogue" poussait les enfants pour faire voir aux parents le résultat qu'ils pouvaient produire soi-disant aux beaux yeux de leurs parents (pas forcément contents d'ailleurs de ce poussage à l'extrême), pour l'image du club, Valentin, Etoile et moi sommes restés au fond de la salle de sport avec des balles et le "pédagogue" ne s'en occupait pas, il n'a même pas songé une seule fois à faire participer ces 2 enfants avec les autres à la mesure de leur potentiel. Valentin, à force de voir les autres enfants monter sur les ballons à fini par donner un coup pied dedans alors qu'il y avait un enfant dessus.

Valentin, toujours accusé de sa déficience (quitte à se faire traiter de dangereux pour lui-même et pour les autres), s’est aussi fait punir pour des foulards déchirés alors qu’il n’avait jamais rien fait, alors que cette réaction est ordinaire de donner un bon coup de pied dans le ballon sur lequel jamais personne ne l’autorisait à monter, j'ai donc entrepris de faire monter Valentin en le prenant par la main sur le ballon (faut quand même pas être spécialiste), il n'attendait que ça... Mais personne n'avait compris cela, sauf, Etoile, Valentin et moi.

De plus, ce "pédagogue" se vantait d'intervenir dans un IME et qu'il avait l'habitude de ces enfants là... qu'il est un spécialiste.

Bon allez, je sais que nous avons tous des progrès à faire, et que la formation permanente, c'est tout au long de la vie afin de ne plus mettre de cloison, et de ne plus imposer de frontières entre les uns ou les autres...

 

En mémoire pour Valentin et Etoile :

 

 C'était en 2003, l'année des personnes handicapées... Certains parents et familles et les personnes handicapées qui rêvaient de réels changements et enfin avoir l'accès aux lieux communs à tous, parmi tous, suivant leur choix comme pour tout à chacun... Mais déjà, je me méfiais, c'est pourquoi, je suis entrée (sans aucune formation grâce à Etoile qui indique tout ce qui ne va pas dans ce monde, elle est un ange de vérité par rapport à ceux "bien portants" qui cachent et camoufflent ce qui ne va pas aussi chez eux) dans ce club et nous nous sommes imposés en tant que tels comme on pouvait, les parents de Valentin n'ont jamais rien su de tout cela, ils étaient déjà fatigués, c'était normal pour eux.

Hâchement de progrès !

Notre fille est très peu intégrée par le dispositif UPI (ce qui n’est pas conforme aux circulaires des UPI qui expliquent très bien qu’il est un dispositif ouvert sur l’ensemble de l’établissement scolaire), je ne trouve pas normal déjà que l'on fasse montrer si peu le signe de la solidarité à la lumière du grand jour, du respect, d'éducation à la citoyenneté.

 

Elle ne va qu’1 heure par semaine à la piscine, 1 heure par semaine en arts plastique, 1 h par semaine en musique, avec une AVSi (Stéphanie).

 

Et ce seulement depuis la 3ème année. En plus qu’avec des 6ème ou 5ème. Par ailleurs, au delà de notre cas individuel, il n'y a aucun voyage pédagogique en commun, de projet en commun avec les professeurs (qui ne sont pas du primaire), sauf pour la chorale, etc.

 

Je voudrais aussi savoir s'il est normal de conditionner A TOUT PRIX la scolarisation à l'AVSi (Auxiliaire de Vie Scolaire individuelle) en ce qui concerne notre fille du moins.

 

Car qui scolarise, ce sont bien les enseignants normalement et sont bien les spécialistes des différentes matières.

 

N'aurait-il pas fallu 2 AVSco d'ailleurs, à condition que leur rôle ne soit pas détourné dans le cadre de gestion de la vie scolaire ou tout autre impératif de « programme » qui ne relève pas forcément de leur attribution ?

 

L'AVSi étant absente, notre fille se trouvant aussi privée de cours de piscine, tous ces camarades du dispositif UPI y vont, tout le monde trouve tout à fait normal tout ceci, tout se déroule devant les yeux de tout le monde (tout le monde est au courant) dans un monde censé être encadré d'adultes bien pensants, bien élevés... professionnels de plus, pédagogues, pourtant assez intelligents pour réaliser, penser, réagir, agir, éduqués au règles et au civisme, bref à l'entraide et à la solidarité, etc. 

 

Faut-il écrire sur le PPS, en cas de peur, en cas d'absence d'AVS, la mère accompagnera dans le collège sa fille (qui n'est absolument pas violente, ni odieuse, etc) ?

 

Voici au premier degré comment je le prends en tant que parent :

 


"Ma fille est punie au motif du handicap, on la frustre très inutilement en plus de ses difficultés, on sous estime ses potentiels, alors, pour pouvoir se servir de la souffrance, on la provoque "très spécialement", sa scolarisation ne doit pas forcément être conditionnée au seul rôle des AVS, nous subissons la discrimination un peu, parfois ou beaucoup, je peux même la décrire ce que c’est, et ce très en détails de ce que cela fait quand on la subit". On a d'abord le coeur qui sert, et il remonte à la gorge, ensuite on a la haine (mais on sait comme elle peut être très destructrice !) ou on a envie de pleurer, alors on apprend à mettre sa haine au fond de soi, et on apprend à ne pas pleurer, ni se plaindre..."

 

Et comme on sait ce que c'est la discrimination, on évite bien entendu de la reproduire sur les autres.

Mais pour que ceci cesse, déjà, il faudrait le faire comprendre et l'arrêter sur le champ (cela est peut-être du à l'innocence, à l'inconscience collective, à la bêtise humaine, etc), mais laisser faire, fait que ceci se perpétue et continue à se perpétuer... sans cesse... Et on ne sait jusqu'à quel point cela peut aller... car ça gangrène très vite !

Un bon coup de projecteurs sur les élèves relevant du dispositif UPI, expliquerait la situation de handicap et la discrimination, qu'on les frustre inutilement de certains projets communs qui pourraient se faire pourtant très facilement avec les professeurs du collège (non forcément du primaire).

 

Plutôt que faire pointer à tout prix la déficience suivant chacun les interprétations parfois même des plus personnelles (qui ne veulent pas dire grand-chose et bien les faire coller à certains), mettre à la lumière du grand jour les situations de handicaps comme un moyen de mieux nous percevoir dans la pénurie des ombres d'un grand chantier !

Un peu d'humour pour des bilans

La dernière fois, lors d'un bilan scolaire pour Etoile, plutôt que de me fâcher, je me suis mise à rire :

Secteur Education Nationale 

Les questions étaient les suivantes :

- Qu'est ce que la lune : Etoile a répondu un croissant. On a tiré un trait rouge dessus la réponse, à côté FAUX. Il fallait répondre, c'est un satellite...

- De quoi est fait l'être humain : Etoile a répondu, il est carré. On a tiré un trait rouge dessus la réponse, à côté, FAUX. Il fallait répondre
qu'il avait une tête, un corps, des jambes, des bras.

Notes : 0

Qu'est-ce qui est juste ?

Je pense qu'Etoile n'avait pas non plus tort dans ces réponses en réfléchissant bien (et qu'il était bien essentiel qu'elle donne au moins une réponse, peu importe la manière d'y arriver), d'ailleurs, la lune, on peut la voir en forme de croissant et l'être humain en forme de carré et je rajoute qu'il a parfois même des côtés tranchants, d'ailleurs, si un élève dessine un bonhomme en dessin auquel il peut manquer parfois un ou des bras, une ou des jambes, c'est qu'il est aussi un être humain...

La mauvaise psychologie fait que l'on dit FAUX systématiquement, on barre d'un trait rouge...
Même pas de débat, ni aucune question, plus aucune communication, il faut que ça éjecte, que ça mette à part à tout prix... ET LE SYSTEME DERIVE...

On connaît tous l'histoire et Galilée... qui voulait démontrer aussi autre chose.

Je connais aussi cela dans le monde du travail où l'on rabaisse les niveaux plutôt que les remonter

Secteur Médico-Social

- Madame, vous n'avez pas fermer les boites d'archives en carton comme exactement ce que je voulais, à cause de vous, vos collègues vont tout enlever des boites et les remettre fermées comme j'ai exactement décidé, les volets doivent être en l'air (à noter, je les avais fermées comme les consignes écrites les indiquaient sur les fournitures)

- Madame, ne mettez pas le papier dans le bloc, (le Monsieur, il vient en courant, secoue de rage le bloc en le tapant violemment, enlève toutes les ramettes que j'avais mises, et les remets)

- Il n'y a que moi qui peut, Madame, agraffer comme ceci les papiers (comme si que je ne savais pas agraffer du papier)

- Madame, déchirez les papiers comme je vous le dis, si vous ne les déchirez pas comme je les déchire, je pique une crise et je vous mettrais tous les moyens de pression (comme si je ne savais pas déchirer le papier)

- Madame, il manque un S (il me déchire le papier à la figure et le jette à la corbeille dans un geste brut)

- Madame, où sont les dossiers, où les avez-vous mis (il secoue les placards, fouille partout, se fâche puis se rend compte qu'il les a laissés sur son bureau)

Etc, etc...

Ah, il est parfait le Monsieur... C'est un exemple, il fait bien son travail, il réussit et gagne bien sa vie, il s'habille bien. On lui a attribué sûrement un bon QI, il produit de bons résultats, il sait tout, il est supérieur, il gère au moins, il est normal qu'on dit, il travaille beaucoup encore plus, plus, plus, vite, vite, vite, il court dans les couloirs, lui, c'est un bosseur, pas un insecte, ni un cas social !

Ne prenez pas cette "critique humoristique" au pied de la lettre, il est très important qu'il faille absolument en rire, rester bien zen, agréable, positif, et s'en foutre royalement, tout ceci ne résume dans les faits, seulement que quelques instants des rapports que les êtres humains peuvent entretenir entre eux dans une ambiance particulière, ici, où l'atmosphère est bien plus que lunatique, où on découvre des côtés cachés extrêmement carrés avec des angles droits tranchants, voire piquants !

Nous, on préfère les croissants et non ce qui décroisse !

Projet de vie d'Etoile

Projet vie Etoile :

- Je veux continuer un cursus scolaire en lycée soutenue par un dispositif UPI

- J'aimerais avoir un chien, un labrador tout blanc pour qu'il m'aide dans mes déplacements

- Je ne veux pas qu'on m'isole du monde ordinaire, ni être dans une structure spécialisée

- Je ne suis pas une chose, ni à trier, ni à calibrer

- Je veux faire du bénévolat pour la SPA, sortir les animaux de leur cage et les soigner, j'aime bien aller chez le vétérinaire pour voir ce qu'il fait

- Je n'aime pas lorsque quelqu'un se fait mal, je peux porter secours, je suis aussi intéressée par les soins, j'aime regarder le Docteur qui travaille, ce qu'il fait, je m'intéresse aussi à ses objets

- Je n'ai pas peur des insectes et j'aime les observer très scrupuleusement

- Je m'intéresse à la science naturelle et aime les reportages, pour cela, je peux faire découvrir ce que certains ne voient pas si on y fait attention, car ma manière de voir et de remarquer est très pointue et très affinée à ce sujet

- J'adore prendre des photos et les illustrations dans les revues me plaisent, je peux aussi les décrire d'une autre manière de celle que l'on parle en général, de façon très ajustée et très poétique

- Je n'aime pas les gros mots d'ailleurs je reprends lorsque quelqu'un dit un gros mot

- Je suis très sensible aux autres et quand un de mes copains se fait punir, je pleure avec lui et veux être à la porte avec lui

Rires jaunes et pitres

Rire (jaune) ensemble - La BAC, brigade activiste des clowns

“Il ne faut pas se mettre en danger, risquer sa santé mentale ou sa place dans la société en lisant n’importe quoi.”


“Dès que j’enfile mon nez rouge, je vois le monde autrement.”

“L’action directe non violente brise les règles de convenance pour recréer du lien social, réenchanter le monde.”


"Créer des ensembles éphémères là où n'existent que des flux, là où chacun reste entre soi au milieu des autres. « L'action directe non violente brise les règles de convenance pour recréer du lien social, réenchanter le monde, théorise le clown Capsule. Dénoncer l'absurde par l'absurde, c'est plus corporel qu'intellectuel."

Monter des interventions « ultra-désorganisées » nécessite cependant une sacrée organisation. Il faut concevoir les happenings, repérer les lieux, cultiver la discrétion, s'assurer de ne mettre personne en danger. Avant chaque action, une avocate est prévenue. Les clowns prennent bien soin de ne déchirer que leurs propres livres ou de ne s'arracher que leurs propres vêtements lors d'une opération « soldes hystériques » dans un grand magasin parisien.

Pour chaque opération, les idées de chacun sont mises au pot pour aboutir à la scénographie définitive. A la BAC, on agit ensemble mais l'expression est individuelle. La métamorphose en clown, si elle est commandée par le choix de la dérision, offre bien des avantages. Elle ne trouble pas seulement la maréchaussée, elle ne permet pas seulement de contrôler son image, de rendre le groupe insaisissable (« Nous n'avons pas besoin de la presse, nous sommes notre propre média »). Elle offre à chacun la possibilité de créer son personnage, de jouer un rôle unique, même si aucun des « artivistes » présents n'appartient au milieu du spectacle. Pour Capsule, « il s'agit de faire émerger le clown qui est en nous. Dès que j'enfile mon nez rouge, je vois le monde autrement ».

N’avez-vous jamais adopté l’ironie en solo au nez rouge, lorsque l’on vous offusque abusément ?


Nous, si…


Rires jaunes couronnés de pompons de toutes les couleurs :
- par exemple, avec tous ces formulaires vert, jaune, bleu, rose, rouge, etc : projet de vie, pps, compensation, etc..
Basta... on va surtout pas remplir les petites cases mais bien les faire déborder, les dépasser, les raturer, etc ou bien ne rendre aucun papier, on écrira tout simplement pour décrire la situation.

Rire jaune et réunionites insolites :
- "Madame, votre enfant n'a pas le niveau, le bon profil, faut qu'ça dégage...".
Et bien Basta, ça va surtout pas dégager, mais bien rester... Grand sourire... Faut accepter, faut pas rejeter, faut chercher la solution la plus juste et équitable, faut faire du sur-mesure, qu'en pensez-vous ?... Et vous, comment vous allez, bien, j'espère, etc ? Avez-vous des enfants, comment vont-ils aujourd'hui ? Et demain ? Etes vous parents ?

Rire jaune et commissions de tout genre :
- le handicap, c'est seulement la compensation alors qu'on se récolte que les miettes, la pitié, la charité, faut faire la manche ou toujours pareil : orientation de la personne dans le milieu spécialisé où l'on octroie en terme de placements, de places, de lits (va t'coucher !!!) mais jamais l'inverse suivant le choix de vie, orientation des moyens vers le milieu ordinaire où l'on octroierait en terme de progrès sociaux, de trajectoire, de respect du rythme de chacun suivant ce qu'il est, pour le respect des droits fondamentaux de la personne...
Chapeau et Basta... Situation de handicap, on n'aime pas le mot "handicapé" qui refuse d'aborder la personne d'abord, mais on préfère la reconnaissance pour être libres et égaux en droit, et enfin, apprendre et savoir vivre ensemble tous différents...

Rire jaune et petits mots dans les cahiers de correspondance :
- "Madame, Etoile mange ses crayons, est une petite fille gâtée, se mort le bout des doigts, elle n'obéit pas, elle se mutile...".
Plutôt mutilant lorsque je lis un simple mot écrit comme ceci dans un cahier, mutilé, mute, mutants, mutique, mutations... : Etoile ne s'est jamais mutilé, ni à faire venir le SAMU, ni intervenir l'ambulance, ni les pompiers, ni les juges, ni les avocats, ni les CRS, ni les gendarmes, ni les médecins. A vos mots, j'en mange aussi mes crayons et je déchirerais bien tous ces papiers qu'on nous a demandé de remplir... A bas cette répression, ce jugement, ces étiquettes que l'on nous colle et l'enfermement, de ne pas accepter que l'on n'est pas parfait et que l'on doit évoluer, progresser, pas nous rejeter entre nous, nous exclure, nous enfermer, nous expluser...

Rire jaune et cerise sur le gateau,
- "Madame, je vous propose comme solution une déscolarisation".
Réponse et sourire face à la lâcheté ou la faiblesse, nous, nous faisons face aux difficultés et elle ne nous arrête pas, tout au contraire, cela nous renforce encore plus et une déscolarisation, ce n'est pas faire face aux difficultés. On ne coupe pas toutes les têtes qui dépassent avec nous... On tient à progresser ensemble... Faut apprendre à respirer, ... et ne pas se dégonfler... pffffff

Rire jaune et WC :
- "Etoile a déroulé tout le rouleau de papier toilette".
Réponse, cela me prête à sourire, cela me fait penser à la pub pour lotus à télé, ne trouvez-vous pas ça drôle, vous ? Moi si... Plutôt que de s'en faire tout un acharnement, toute une fixation, toute une maladie, etc ? Restons soudés, Cool... pfffffou... Abordons non pas l'instant d'une minute de déviance pour du fichage et faire de cet instant le résumé de toute sa vie, mais sachons avancer sur l'essentiel...

Etc...

Ecoutez Madame, si ça, si ci, vous allez obéir … Si vous refusez alors si ça, si ci...

Clowns ou moulins à vents...

C’est alors que dans des moments comme cela, que j'ai l'impression d'être un clown ou fait le moulin à vents et m’accrocherais bien des paillettes partout, grand sourire au lèvres, chapeau pour la révérence… Carrément burlesque ce monde, non ?

Je trouve que faire le clown, c'est aussi une belle manière de lutter contre l’inertie sans rentrer dans la violence et les conflits… Mais répondre par la dérision, ce refus d’obéir aux ordres qui ne nous correspondent pas et que nous trouvons abusés avec Etoile…

Cependant, je n’ai pas encore oser me mettre de nez rouge, pour l’instant…

Rires roses :
- Etoile qui dit : "Je crève de faim à la cantine, on m’a puni, les enfants font du bruit et sont sourds de la tête…"
- Crépuscule qui pense : "Chouette, je vais pouvoir enfin faire comme les autres parents, me plaindre auprès du collège, le faire remonter au principal, etc, pour défendre ma chaire, mes tripes, dire que ma fille ne mange pas bien, qu’elle s’est faite punir, répéter…"

Non mais trêves de plaisanterie, je vous le dis…

http://www.desobeir.net/

La cuisse de Freud ou le chantage

Etoile n'a pas eu sa feuille pour faire du sport au collège alors que tous les élèves du collège l'ont eu, tous les parents ont été convoqué aussi, pas nous. Je me suis pointée au collège à titre individuelle pour demander les raisons que l'information ne passe pas pour notre fille, garde le calme toujours avec le sourire (autant que faire ce peut...), m'a-t-on répondu "le sport, c'est pour la compétition et elle n'est d'ailleurs pas intégrée en sport."

Je dirais que ce n'est pas grand chose, ma foi, juste un oubli comme tout le reste et depuis le temps que ça dure, ça fait longtemps que nous ne sommes pas considérés par derrière comme tous les parents, et nos enfants, aussi des êtres à part entière. Pour tout le monde, c'est normal, tout ça !!!

Encore cette année (ni en sport, ni en arts plastiques, ni en science, ni nulle part), juste le droit d'être dans une petit classe UPI avec une AVS individuelle, c'est bien gentil !

Et je dénonce justement ce système de compétition qui abbat les plus faibles et formate les mieux dôtés pour ne pas les ramener à la raison, ce qui empêche de faire progresser chaque élève à son rythme, tout en bénéficiant de toutes les matières essentielles comme pour tous les élèves, par ce système de compétition, en triant d'un côté les meilleurs et de l'autre ceux pour qui rien ne va, jusqu'à vouloir les isoler complètement de tout le reste de toute notre société, où les parents ne s'y retrouvent plus, et où l'élève perd son rôle social à cause de cela.

J'ai juste osé ouvrir ma bouche sans que rien que cela n'y fasse du style :

"cela fait depuis l'âge de 4 ans que nous la subissons la compétition, celle qui décapite tout sur son passage et coupe toutes les têtes ne paraissant pas dans la "norme", le handisport mais attention pas non plus pour tout le monde, et tout le tralala, car c'est encore la compétition.

Ainsi l'art de faire du sport ne sert plus pour apprendre à se servir de son corps pour son équilibre mais seulement à être beau, compétent, parfait, mieux que les autres, etc, alors on vous dit que vous n'avez pas d'autre choix que de passer à la thérapie si vous ne suivez pas et pour y avoir droit, alors on invente le sport-thérapie, l'art-thérapie, la musicothérapie, etc, et on nous sort encore toute la batterie de ce foutu tintouin, puis on vous dit encore qu'il faut avoir le bon profil pour y avoir droit, etc, etc... J'écris des pages et des pages et quand je serais morte, ce sera peut-être pas les mémoires d'Anne Frank, vous savez ces mémoires juives que l'on utilise dans les ets scolaires pour sensibiliser les élèves au passé".

Même la HALDE me fait aujourd'hui par son inertie frémir... Que fait-elle ? Rien. Même si refus d'inscription, ce serait bien normal pour cette Haute Institution soi-disant impartiale de la grande classe prêchant pour la Liberté, Egalité, Fraternité, parce qu'elle finira toujours par nous dire si ça continue ainsi : pas assez compétitifs, pas assez perfectionnés, pas assez bien, pas assez beau, pas assez fort, etc.

Bon allez, il n'y a qu'à ce brouillon que je peux le dire, ça fait du bien.

Si je ne retiens pas mes larmes, ils penseront encore par la charité et par la pitié, feront le téléthon, joueront de la souffrance parentale arrachée par la cuisse de Freud au chantage, et si je rentre dans le lard, on pourrait bien me mettre dans une chambre froide.

Il faut se contenir.

Quand on nous dit "PÔ POSSIBLE" !

Il faut que je dise : « c’est bien, c’est bien ». Si je dis : " est-ce normal ? Trouvez-vous cela juste ? ". On me rembarre « C’est pô possible, pô possible, reconnaissez-le, avouez, avouez, c’est à cause de vous ! »

C’est bien joli tout ça… On met des CLIS, des UPI et tout le tralala, on dit que c’est pour permettre aux enfants et aux jeunes en situation de handicap d’être dans une école primaire, un collège ou un lycée et de partager des temps avec les classes dites ordinaires. Mais la prof. d’arts plastique ne veut pas d’élèves en situation de handicap dans sa classe… Ou c'est le prof. de Sport ne veut pas où va essayer à la fin du 3ème trimestre… Etc… Ou c'est quelqu'un d'autre qui ne veut pas, etc, parfois, c'est la hiérarchie.

Alors voici : « on ampute Etoile des matières et de son droit au savoir et à la scolarisation, on inculque l’idéologie que les enfants dits « handicapés » n’ont rien à faire dans les lieux communs pourtant qui devraient s’ouvrir à tous ».

Comme ça, « y diront : vous voyez bien que cela n’est pas possible ».

Car en fait, les possibles ou les impossibles dépendent entièrement des personnes. Y'en a qui pense que cela n’est pas de leur devoir, enfin pour une bonne majorité.

Incroyable dans les Etroits de l’Homme.

Accessibilité ! Note de mai 2008

Les obstacles ne se voient pas forcément, ne sont pas toujours visibles à l’œil nu, ils sont posés comme de grands barbelés bien pire parfois que des tranchées qui séparent et que l’on perçoit par la matière de l’architecture.

Ce sont aussi les manières de penser en général qui posent les frontières (entre ce que l'on traduit du possible ou de l'impossible), dressées comme de grands barbelés, armés de tas de picots, lorsque nous voulons "aller vers" dans un sens ou dans un autre, dès que l’on voudrait franchir un pas pour sortir du ghetto dans lequel on nous a tous mis, on se pique encore dessus.

Il faut dire que l'administration et la technocratie s'arrangent bien pour manipuler le tout.

C'est quand qu'on le coupe ce barbelé, cela éviterait bien des blessures ?

01.01.2009

Année 2009

Recopié en dactylographie par mes soins à partir de diaporamas dont le deuxième (force de tous les éléments) est de provenance d’Amérique Latine.

Prends le temps

Prends le temps d’aimer, c’est le secret de l’éternel jeunesse.
Prends le temps de rire, c’est la musique de l’âme.
Prends le temps de pleurer, c’est le signe du grand cœur.
Prends le temps de lire, c’est la source du savoir.
Prends le temps d’écouter, c’est la force de l’intelligence.
Prends le temps de penser, c’est la clé de la réussite.
Prends le temps de jouer, c’est la fraîcheur de l’enfance.
Prends le temps de rêver, c’est le souffle du bonheur.
Prends le temps de vivre, car le temps passe vite et ne revient jamais…

Je vous souhaite la force de tous les éléments.

Celui qui prend ta main, et touche ton cœur, celui-là est un ami véritable.

Nous pensons rarement à ce que nous avons, mais toujours à ce qui nous manque.

Ne pleure pas, parce que c’est fini, souris plutôt parce que c’est arrivé.

Plus claire sera ta vision, plus agréable sera ton destin.

Ce qui arrive, arrive toujours pour une bonne raison.

Ne force jamais quoi que ce soit car les meilleures choses arrivent toujours quand on s’en attend le moins.

Nous retrouvons nos plus grands moments non pas dans le bruit mais dans le calme.

La leçon la plus difficile à apprendre, quels sont les ponts qu’il faut traverser et ceux qu’il faut éviter.

Tout le monde pense te connaître de par ton apparence, mais seulement, quelques rares te connaissent vraiment.

Lorsque nous voulons quelque chose de différent, nous devons oser faire et réussir quelque chose de nouveau.

Il est possible que notre vie place
beaucoup de gens sur notre route
afin que le jour où l’on rencontre les bonnes personnes,
nous puissions les reconnaître et les apprécier.

Donne un nom à quelque chose et cela arrivera.

Aimer, ce n’est pas se regarder l’un et l’autre,
c’est regarder dans la même direction (St Exupéry).

La vie, c’est l’art de dessiner, sans gomme à effacer.

Pour toujours, je te souhaite de l’air à respirer,
du feu pour te réchauffer,
de l’eau à boire
et une terre saine pour tous tes rêves.


Je te le souhaite de tout mon cœur...

18.06.2008

Moi, Albert Jacquart, Ministre de l'Education Nationale

J'aime beaucoup cette philosophie d'Albert Jacquart alors à ceux qui ne la connaissaient pas, je tenais juste à la faire partager...

En ces jours d’examens ce texte de Albert Jacquard semble d’actualité.

Préambule : L’Éducation nationale ne doit pas préparer les jeunes dont l’économie ou la société ont besoin. La finalité de l’éducation est de provoquer une métamorphose chez un être pour qu’il sorte de lui-même, surmonte sa peur de l’étranger, et rencontre le monde où il vit à travers le savoir. Moi, ministre de l’Éducation nationale, je n’ai qu’une obsession : que tous ceux qui me sont confiés apprennent à regarder les autres et leur environnement, à écouter, discuter, échanger, s’exprimer, s’émerveiller. À la société de s’arranger avec ceux qui sortent de l’école, aux entreprises d’organiser les évaluations et la formation de leur personnel à l’entrée des fonctions. Il faut que les rôles cessent d’être inversés : l’éducation nationale ne produira plus de chair à profit.

Article premier : Il faut supprimer tout esprit de compétition à l’école. Le moteur de notre société occidentale est la compétition, et c’est un moteur suicidaire. Il ne faut plus apprendre pour et à être le premier.

Article deuxième : L’évaluation notée est abandonnée. Apprécier une copie, ou pire encore, une intelligence avec un nombre, c’est unidimentionnaliser les capacités des élèves. Elle sera remplacée par l’émulation. Ce principe, plus sain, permettra la comparaison pour progresser, et non pour dépasser les camarades de classe. Mettre des mots à la place des notes sera plus approprié.

Article troisième : Les examens restent dans leur principe, sachant que seuls les examens ratés par l’élève sont valables. Ils sont utiles aux professeurs pour évaluer la compréhension des élèves. Mais les diplômes ou les concours comme le baccalauréat sont une perte de temps et sont abolis. Sur tous les frontons des lycées figurera l’inscription : ” Que personne ne rentre ici s’il veut préparer des examens. “

Article quatrième : Les grandes écoles (Polytechnique, l’ENA…) sont remises en question dans leur mode de recrutement. La sélection, corollaire nécessaire de la concurrence, et qui régissait l’entrée dans ces établissements, ne produisait que des personnalités conformistes, incapables de créativité et d’imagination. Pour entrer à l’ENA, des jeunes de vingt-cinq ans devaient plaire à des vieux de cinquante ans. Ce n’était pas bon signe.

Article cinquième : Les enseignants n’ont plus le droit de se renseigner sur l’âge de leurs élèves. Les dates de naissances doivent être rayées de tous les documents scolaires, sauf pour le médecin de l’école. Il n’est plus question de dire qu’un enfant est en retard ou en avance, car c’est un instrument de sélection. Chacun doit avancer sur le chemin du savoir à son rythme, et sans culpabilisation ou fierté par rapport aux camarades de classe. Par contre, un professeur a le devoir de demander à l’élève ce qu’il sait faire pour adapter son enseignement, éventuellement programmer un redoublement. Le redoublement est d’une réelle utilité s’il n’a pas de connotation de jugement.

Article sixième : Chaque professeur sera assisté d’un professeur de philosophie. Il faut en effet doubler l’accumulation des connaissances d’une approche par les concepts. Il faut en particulier passer par l’histoire des sciences, resituer les connaissances par rapport aux erreurs historiques d’interprétation des savoirs. Il faut que les élèves aient conscience des enjeux politiques qui se cachent derrière le progrès scientifique. On pourra rester quelques semaines sur un même concept, plutôt que de saupoudrer du savoir dans chaque cours.

Article septième : Le travail des professeurs par disciplines est annulé au profit du travail en équipe. La progression du travail des classes ne doit pas être perturbée par des impératifs de programme.

Article huitième : Chaque personne disposera dans sa vie, vers la fin de la trentaine, de quatre années sabbatiques afin de faire le point, se réorienter, apprendre d’autres choses. Chacun a le droit de vouloir changer de métier ou de vocation, parce qu’il n’est pas évident de se déterminer définitivement à dix-huit ans.

Article neuvième : le ministère de l’Économie ne dictera plus ses besoins au ministère de l’Éducation. Dorénavant, le ministre de l’Économie donnera tous les moyens nécessaires à l’Éducation nationale pour réussir sa vocation.

04.11.2007

Un système d'automates !

La production économique et sociale dans l’industrie, la santé publique, la consommation, le marché industriel, etc, enclenche les conditionnements de notre société, elle crée de nombreux impacts sur les mentalités, déclenche des comportements, influe des attitudes au quotidien et en fait aussi le traitement des handicaps et des personnes qui n’en sont que des victimes.

Fait aussi de constater que, ni leurs familles, ni les enfants dits "handicapés" n'ont accès aux formations ou alors dans des conditions défiant toute concurrence comme étouffée par cette nature qui leur empêche de se construire et d’évoluer dans la diversité ; elles sont bien les premières victimes du perfectionnisme et restent encore trop souvent les accusés des apparences.

Aux contrastes de ce déséquilibre et bouleversement de l’environnement, font paralyser le développement de l’autonomie, l’indépendance, le droit à une vie intime et privée, la liberté de choix de vie des personnes ou enfants "handicapés", leurs traitements n’étant réservés qu’à des lieux bien définis, des instants bien spécifiques, des circonstances bien particulières.

Les dérives d’un système automate font figer l’accès des lieux communs aux loisirs, aux sports, à la culture, l’art, la scolarité, l’enseignement, le transport, l’emploi, les formations, l’accueil, etc, qui restent encore bien trop souvent réservés pour une conformité soi-disant humaine.

En effet, les enfants, les familles et personnes handicapées demeurent les victimes d’un automatisme de fonctionnement qui ne fait rien pour que l’environnement soit vraiment transformé, progresse, évolue et soit réellement changé.

D’ailleurs, il est toujours des traitements inhumains, dégradants à la dignité et l’intégrité humaine et de vouloir encore faire croire à une conformité alors qu’à l’heure d’aujourd’hui, les personnes et enfants désignés par le terme de handicapés demeurent parfois les personnes de l’oubli, de l’écart et de l’inconnu aux noms de certaines logiques marchandes rendant plutôt les services qu’aux seules pratiques médico-éducatives et/ou sociales ou de la solidarité, soi-disant professionnelles ne répondant plus parfois qu’aux intérêts de l’économie pour le conformisme, le perfectionnisme pour l’élitisme, le non droit à l’échec au nom de la réussite, etc !

Comment peut-on se limiter de vivre qu’à travers la programmation sans même avoir pris au moins le temps d’écouter, d’entendre, de voir, de regarder, de découvrir, de comprendre et d’analyser ?

Comment notre société peut-elle encore affirmer répondre aux véritables intérêts et réels besoins particuliers de chaque personne, enfant dits handicapés et leurs familles alors que ceux-ci ne sont pas pris en compte au regard de notre société, considérés comme ne faisant ni partie du peuple et de la population ou même d’un peuple ou d’une population ?

Pourtant, c’est bien la vie qui créée les différences mais, le handicap et la situation qu’il engendre, tout au contraire, il est de constater que c’est bien la société avec sa norme qui le fait, le fabrique, l’accentue et parfois même l’aggrave.

C’est par le changement de nos regards, par l’évolution des services et de l’architecture pour une réelle accessibilité dans tous les sens de son terme, que l’environnement pourra ainsi être transformé et qu’évolueront les mentalités…

Regarder en face comme à notre propre image, celui qui nous apparaît pas comme tout le monde et nous paraît si différent, c’est découvrir l’autre, apprendre et connaître, c’est savoir qu’il ne peut pas relever d’un cas à part et de nulle part, c’est dépasser le handicap bien au delà de ses théories, voire de ses idéologies, c’est repousser les concepts artificiels si déshumanisants en laissant aller la vie se vivre et évoluer, faire progresser la personne même avec un handicap, parmi, dans et avec toute la population pour sa dignité et son équilibre, pour notre dignité et notre équilibre.

Les comportements, les attitudes de notre société envers les handicaps ne doivent pas passer qu’à travers l’image de l’apparence mais par celle du visage des consciences et de la vie à la face d’un devenir tout simplement plus humain, justement plus digne et égalitaire.

03.11.2007

Intégration, je te dis donc adieu

Il avait été décidé en 1998

… Tout enfant doit pouvoir être accueilli, à l’âge de trois ans, dans une école maternelle ou une classe enfantine le plus près possible de son domicile, si sa famille en fait la demande… Pour assurer l’égalité et la réussite des élèves, l’enseignement est adapté à leur diversité par une continuité éducative au cours de chaque cycle et tout au long de la scolarité…

Le droit à l’éducation et à la formation est assuré en France. Dans le respect des principes fondamentaux d’égalité, de liberté et de laïcité, l’Etat garantit, l’exercice de ce droit à tous les enfants et les jeunes…

L’école a pour but de former, grâce à une réflexion sur ses objectifs pédagogiques et à leur renouvellement, les femmes et les hommes de demain, des femmes et des hommes en mesure de conduire leur vie personnelle, civique et professionnelle en pleine responsabilité et capables d’adaptation, de créativité et de solidarité. C'est pourquoi, l’éducation doit développer chez le jeune le goût de créer, d’exercer des activités culturelles et artistiques et de participer à la vie de la cité…

L’école maternelle permet aux jeunes enfants de développer la pratique du langage et d’épanouir leur personnalité, naissance de l’éveil, esthétique, la conscience de leur corps, l’acquisition d’habilité et d’apprentissage de la vie en commun…

Et pourtant, il a été décidé qu’Etoile dès l'âge de 4 ans n'avait pas sa place à l'école. Pourtant suivant les circulaires et les décrets élaborés en faveur de l'enfant en difficulté, (si nous pouvons déjà parler de difficultés en petite section de maternelle), l'école doit éviter l'orientation en structure spécialisée où il est difficile pour lui d'évoluer parmi les autres, nous rappelons que l'école maternelle est un lieu d'éveil, de communication et de socialisation.

Pendant quatre ans, Etoile n'a pas été aidée, ni soutenue à l'école, ni ailleurs.

Pourtant nous dit-on que la France a des moyens, qu’elle est un pays démocratique. A l'heure où on nous parle de solidarité, elle dispose de nombreux services en faveur de l'enfant et de la famille, des droits de l'homme et de ceux de l'enfant.

Malgré nos appels « au secours », nos questions sont toujours restées sans réponse et avons eu droit à l'écoute certes, mais surtout aux constats.

Quel serait l'avenir de notre fille dans cette structure spécialisée où d'autres enfants ont aussi de plus ou moins grandes difficultés ? S'imitant les uns les autres, bien à part de ceux poursuivant le système dans la normalité, sans avoir le bénéfice, ou si peu, d'une ouverture sur le monde des enfants qui vont soi-disant bien à l'école, quelle chance leur donne t-on de pouvoir un jour réintégrer le système ordinaire ?

Quand on parle de l'égalité des chances, comment ces enfants parviendront-ils un jour à être considérés et être respectés par les autres puisqu'ils n'ont pas accès au système éducatif ordinaire ?

Nous avons décidé de ne plus continuer à mettre notre fille dans ces lieux représentatifs de l'eugénisme social et scolaire. Nous tenons à ce que notre fille soit acceptée avec sa différence et sa personnalité dans tous les lieux comme décrit dans les conventions des droits de l'enfant, textes institutionnels et circulaires qui sont pour la plupart du temps bafoués.

Lutte difficile à faire accepter la différence car notre terre n'est faite que pour ceux qui rentrent dans un modèle et profil humain standardisé qu'une certaine politique gouvernementale a décidé de déterminer.

Les enfants qui résistent à ne pas se laisser préfabriqués font partie de ceux qui dérangent, leur personnalité est forte et source de richesse, elle nous a ouvert les yeux et nous a amenés à aller plus loin dans notre réflexion quant à l'avenir de ce monde. L'homme saura-t-il capable d'utiliser le modernisme et la science sans dépasser les limites pour le respect de la vie ?

Nous pensons que chaque enfant est différent avec un caractère propre à lui-même. Les stades de développement, qu'ils soient du langage, de la motricité ou autres ne peuvent pas être constamment comparés et identifiables à une maladie ou à une norme.

Nous pensons que c'est plutôt la société qui est malade de toujours en vouloir encore plus et d'exiger toujours mieux, elle se voudrait être un modèle pour l'élite, et il n'y a que ça qui compte, tout doit fonctionner comme elle en a décidé, elle a oublié la nature sous toutes ses formes.

Elle fabrique de plus en plus de structures, et un monde artificiel où tout doit être programmation. On en vient à se demander si la fabrication d'une race humaine standardisée ne serait pas de nouveau en route ?

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Intégration, je te dis donc adieu
Brèves en vrac tirées d’un mémoire de parents ne supportant plus l’exclusion de leur enfant du système ordinaire


Intégrer, c’est comme mettre tous les « noirs » d’un côté, les « beurs » de l’autre, et que c’est suivant la « bonne ou la mauvaise volonté » pour juste quelques temps de partage avec leurs communs les « blancs ».

Dire on fait « intégrer », c’est bien, on fait l’effort, un peu, pas du tout, ou beaucoup.

Encore heureux et pour alléger cette critique qui peut paraître piquée à vif mais tout à fait justifiée, il semble qu’au Collège, notre jeune peut encore un peu manger à la cantine et être aux mêmes tables que ses communs « blanc, noirs, beurs, etc ». Ouf ! C’est déjà ça.

Il faut dire aussi que dans certains endroits, on ne fait surtout pas manger ces personnes aux mêmes tables parmi leurs communs et que la cour est tout juste réservée mais seulement que lorsque les communs ne sont pas là. Nous l’avons aussi vécu. Si on peut parler de progrès. On va dire un peu !

Intégration, puisque tu nous as rejetés, exclus, séparés, divisés, juste pour dire, on fait « intégrer ».

Ainsi, tu n’as fait que contribuer à surajouter les obstacles et ils sont nombreux : structurels, législatifs, financiers, psychologiques, etc., la rigidité purement répressive (voire eugéniste) tend à se greffer.

Et nous, comment agir pour arranger la situation ?

Belle et riche intégration, mais seulement pour ceux qui ne se sont pas encore retrouvés de l’autre côté du miroir, bien que quand même, on peut toujours encore continuer à sourire, quoi que !

Ce qui laisse apparaître comme une évidence, c’est qu’on a bien du mal aujourd’hui à rejoindre les deux bouts, à tel point que les obstacles devenus comme des hautes montagnes, ont non seulement divisé le monde en deux, mais dans la division des deux, en quatre, etc. Tu nous as tiraillés, tu nous as brisés en petits morceaux, tu nous as fait voler en éclats.

A force de vivre ou faire « motus et bouche cousue » effectivement terrassés par les évènements et confrontés par la situation dans l’inaction sur le terrain même, et par quelques monts et vallées que l’on a pu quand même escarper, a fait que nos mots sont apparus comme des « sacrées volées de bois de vert » et n’ont encore eu que l’effet d’un boum rang, qu'un écho déformé.

En effet, tu nous as persécutés, discriminés. Tu nous demandes encore des papiers, des bilans, tu nous demandes de nous justifier mais ce n'est encore jamais assez.

Ne vaut-il pas mieux que le langage et les mots puissent prendre enfin tous leurs sens et que la communication ne soit plus coupée ?

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Ségrégation, quand tu nous tiens !

Le fait que notre fille soit avec d’autres enfants dits "ordinaires" la stimule et l’aide à avancer, elle ne peut pas évoluer dans des lieux bien à part où l’on met tous les enfants ensemble étiquetés sans aucune impunité "handicapés ou déficients" par l’administration.

Nous refusons la ségrégation pour notre fille mais celle-ci s’étend peu à peu à tous les lieux où nous voudrions que notre fille puisse participer. Cette ségrégation nous inquiète fortement.

En effet, l’atteinte aux droits des personnes et enfants en situation de handicap est d’abord une atteinte à un principe général qui est l’Égalité ; l’histoire et l’actualité nous démontrent suffisamment que toute atteinte à ce principe finit par agir comme une gangrène qui n’épargne personne.

A force de soustraire toutes différences, que restera-t-il de l’essentiel, de l’habituel, de la vie dans l’ordinaire ?

Depuis les lois de 1975 et puis celles de 2005, tous les enfants devraient pouvoir être accueillis comme leurs parents l’ont choisi dans tous lieux communs et cours communs à tous (avec et parmi tous). Cette loi là, tout le monde s’en est approprié pour ne pas les interpréter comme le législateur voulait déjà l'insuffler.

Et voilà que nous vivons un système où tout le monde marche à l’envers et régresse, cela dure depuis plus de 30 années déjà.

Ce n’est pas seulement qu’une histoire de formation mais de règles de droits, la non discrimination.

Apprendre le respect de la différence fait partie de la solidarité, elle contribue à faire évoluer notre société pour changer son regard sur une image positive. Le handicap ou la difficulté est imparfait et nous aussi, cela fait partie de la vie et de l’ordinaire, cela n’a jamais empêché personne d’être ou de devenir brillants, tout au contraire, cela apprend à ne pas être fataliste, catastrophé, paniqué à la moindre difficulté ; elle est loin d’être échec ou catastrophe, au contraire, elle est au contraire riche de recherche de sens et d’humanité.

Si je peux aujourd’hui comprendre que personne n’ose, que tout le monde se sent gêné, ne sait comment s’y prendre, que nous sommes tous maladroits à cause de ce manque d’habitude, que nous avons plutôt l’impression que notre monde marche sur la tête sans savoir qu’il a aussi des pieds, qu’il s’agit là de nos propres pertes de savoir faire et nos manques de réflexes dans l’ignorance de culture de savoir être pour faire avec, d’être accueillants, chaleureux, on pourra aussi comprendre aujourd’hui qu’il est discriminatoire de refuser à notre fille son droit d’apprendre et de participer tout en étant au milieu de tout enfant dits « ordinaires ».

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Que reste-t-il de la vie dans l'ordinaire ?

Mais au fait, c’est quoi l’Utopie ?

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C’est l’invention du mot et du genre par Thomas More en 1516 ; le rôle de la fiction dans un genre qui relève de la philosophie politique et de la critique sociale ; c’est un pays de Nulle Part, "Utopia" signifie littéralement "en aucun lieu".

Il s’est trouvé au fil des siècles des lieux de concrétisation très divers : un pays imaginaire représenté comme inaccessible, une île lointaine ou une région enfermée dans de hautes montagnes. De l’âge d’or de Hésiode ou d’Ovide au pays du Sport de Perec, le parcours proposé est chronologique et traverse les îles comme les villes…

Ainsi, les étapes s’effectuent par la traversée de différentes écoles symbolisées par des planètes tournoyant sur elles-mêmes comme dans une valse entraînée par une course folle.

Le déroulement des faits se marque par les phénomènes du rythme des cycles et leurs influences sur le temps et l’histoire.

C’est ainsi que les noms ont été changé en Monsieur Soleil avec le pouvoir d’orienter la destinée, son règne se situe en plein centre d’attraction de gravité des planètes dont les trajectoires sont mises en orbite tout autour de lui ; Madame Météo avec sa prédiction de déterminer l’avenir, son baromètre indique une lecture du temps et des mesures qui ne se fondent pas dans une stricte appréciation de la vérité, ni sur une juste valeur de la réalité ; les communes identifiées par les lettres Alpha, Bêta, Delta et le nom de l’enfant changé en Etoile parce qu’elle fait tout simplement dresser nos regards.

Puisque les astres sont des planètes qui exécutent une révolution sur une orbite elliptique, on pourrait dire que nous vivons comme dans un système de compétition où révolution des cycles est exécuté sur une orbite élitiste.

C’est Kepler qui a énoncé les lois des orbites, des aires, des durées des révolutions. L’ellipse signifie aussi une suppression de mots nécessaires à la construction régulière d’une phrase mais qui ne sont pas indispensables pour l’intelligence du texte.

Tandis que les lois qui traitent des « handicapés » abordent donc ceux qui font pourtant partie d’une construction régulière de société, alors même qu’ils sont souvent éjectés hors de l’orbite, là où mesures des déficiences ne respectent pas les différences, où taux d’incapacité exclue la solidarité, et en référence de « l’intelligence » des textes, là où les désavantages se résument à ceux qui ne correspondent pas au profil de l’image.

En fait, à force de soustraire toutes expressions, toutes différences, toutes façons d’être, il ne reste plus grand-chose de la vie ! Juste que des reproductions de productions relatives aux profits comme dans les dossiers pour les petites cases à cocher, du peut ou du ne peut pas, du oui ou du non, du pour ou du contre, etc, où lois et normes sont interprétées pour des contrefactions d’existence, où l’essentiel est oublié, seulement, ici les pertes ne sont pas calculées.

Plus concrètement, il en va d’une cause qui est celle de la diversité de la vie. Il s’agit du choix entre deux écoles, soit une école du peuple qui en reflète toute l’imprévisible richesse et qui se donne les moyens de la déployer, soit une école usine qui fabrique des produits calibrés dont la conformité se mesure avec des croix sur des cases à cocher.

Vivre libres et égaux en droits !

9f7e9e5e99d0bf04ee02b2cd7a7b6712.jpgAprès être passés sous l’électrochoc de « l’application de la théorie » qui se fonde principalement sur les difficultés de l’enfant qui, en partie, proviennent de son entourage, on pourrait reconnaître aisément que l’on utilise de drôles de méthodes dans notre pays.

En effet, pour résoudre les difficultés de l’enfant, on lui subtilise toute opportunité de pouvoir développer des échanges avec d’autres enfants dans son environnement d’origine, habituel, ordinaire, puis pour résoudre les problèmes de scolarité, on la supprime.

Malgré que cette solution coûte très chère à la société, elle est facile, efficace, simple et radicale pour les spécialistes et la « professionnalisation »…

Pourtant, ne pas vouloir aider l’enfant comme celui de ne même pas lui permettre de développer des échanges et des relations avec son environnement habituel est une négligence grave puisque cela le prive de toute vie sociale et communicante.

Pourtant, le fait de négliger l’un des plus grands principes fondamentaux et universels d’Egalité avec un grand E : « Vivre libres et égaux en droit » parce que trop souvent confondu avec le mot Identique « Etre tous pareils » conditionne des courants de pensées et tend vers une dérive eugéniste d’aseptisation de la diversité de la vie, par l’épuration de toutes différences, de toute façon d’être, de tous ceux qui oseraient penser autrement.


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Mais une autre idiotie réside dans le comble de cette théorie qui veut que la cause des difficultés de l’enfant provient de la famille, et principalement de la mère décrite comme « mère frigidaire », c’est ainsi qu’en faisant porter de tout le poids des sentiments de culpabilité sur les parents, il faut que nous admettons et reconnaissons le handicap, devons faire le deuil de cet enfant idéal.

Toutes réactions de vouloir que nos enfants puissent aller à l’école ordinaire sont considérées comme dangereuses et néfastes dans l’intérêt de l’enfant, cela risque de le rendre particulièrement malheureux.
Avec effroi, nous sommes restés, béas, abasourdis par un tel culte toujours de pratique de nos jours, malgré les efforts de toute notre société pour sa lutte contre l’exclusion et la discrimination.

Ecrasés par le lourd fardeau de toutes les causes et conséquences que l’on fait porter qu’aux parents, à la force de l’usure, on obtient ainsi facilement leur consentement.

e7114a4a0d85464bb69e2782c92578bf.jpgPourtant, notre réaction fut tout autre, elle eut l’effet inverse contraire à l’attente de « l’équipe pluridisciplinaire » qui opérait pour convaincre que cet enfant reste le plus longtemps possible dans ce milieu dit « spécialisé, médicalisé » où soi-disant « soins » sont donnés et « bonnes intentions » sont apportées pour bien l’emmitoufler dans un coton d’éther, bien le calfeutrer, le cloisonner et l’enfermer dans un petit coin de « paradis aseptisé et artificiel » construit soi-disant exprès pour lui.

Philosophies

L'allégorie de la grenouille

Il était une fois une course... de grenouilles.
L'objectif était d'arriver en haut d'une grande tour.
Beaucoup de gens se rassemblèrent pour les voir et les soutenir.
La course commença.

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En fait, les spectateurs ne croyaient probablement pas possible
que les grenouilles puissent atteindre la cime,
et toutes les phrases que l'on entendait étaient du genre :
« Quelle peine ! Elles n'y arriveront jamais ! »

Les grenouilles commencèrent à se résigner une à une,
sauf une qui continua de grimper et les gens continuaient :
« ... Quelle peine ! Elles n'y arriveront jamais! ... »

Et les grenouilles s'avouèrent vaincues,
sauf toujours la même grenouille qui continuait à insister
et grimpait doucement mais sûrement.

A la fin, toutes abandonnèrent,
sauf cette grenouille qui, seule et dans un ultime effort,
rejoignit la cime de la tour.

Les autres voulurent savoir
comment elle avait pu trouver l'énergie nécessaire.
L'une d'entre elles s'approcha
et lui demanda comment elle avait pu terminer l'épreuve.
Et découvrit alors que la grenouille vainqueur... était sourde !

... N'écoute donc pas les personnes
qui ont la mauvaise habitude d'être négatives...
car elles volent les meilleurs espoirs de ton cœur !

Rappelle-toi pour toujours du pouvoir
qu'ont les mots que tu entends ou que tu lis.

C'est pourquoi, sois toujours POSITIF !
En résumé : Sois toujours sourd quand
quelqu'un te dit que tu ne peux réaliser tes rêves.

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L’âne et le fermier

Un jour, l’âne d’un fermier tomba dans un puits.

L’animal gémit pitoyablement pendant des heures
et le fermier se demandait bien ce qu’il allait faire.

Finalement, il conclut que l’animal était vieux et
que, de toutes façons, le puits devait disparaître.
Il n’était donc pas rentable de tenter de récupérer l’âne.
Il invita tous ses voisins à venir l’aider.

Chacun saisit une pelle et ils commencèrent à enterrer le puits.

Au début, l’âne réalisant ce qui se produisait,
se mit à crier terriblement.

Puis, à la stupéfaction de tout le monde, il se tut.

Quelques pelletées plus tard,
le fermier regarda finalement dans le fond du puits
et fut étonné…

Après chaque pelletée de terre qui tombait sur lui,
l’âne réagissait aussitôt.

Il se secouait pour enlever la terre de son dos
et piétinait ensuite le sol sous ses sabots .

Pendant que les voisins du fermier continuaient
à jeter de la terre et des cailloux sur l’animal,
il se secouait et montait toujours plus haut.

Bientôt, chacun fut stupéfait
de voir l’âne sortir du puits et se mettre à trotter !

La vie va essayer de vous engloutir de toutes sortes d’ordures…

Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer…

Chacun de nos ennuis est une pierre qui permet de progresser…

Nous pouvons sortir des puits les plus profonds
en n’arrêtant jamais de nous battre…

N’abandonnez jamais ! Secouez-vous et foncez !

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Petite philisophie du peintre toujours attaché aux couleurs, aux nuances et aux différences

Lorsque le pinceau par nos mains, avec délicatesse
se plonge dans les couleurs,
celles-ci se mettent à glisser sur la feuille,
se mélangent avec grâce pour former encore d'autres couleurs.

Nos mains s'affirment peu à peu à travers le pinceau,
en précisent les contours
et font que des éclats de lumières se réajustent à mesure.

Librement, elles se meuvent, s'enlacent,
fusionnent sur le papier glacé
pour que son tout donne encore envie
de se saisir du sens à donner à l'ensemble et continuer,
pas forcément sur un modèle strict et uniformisé.

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Ce que je trouve le plus joli,
c'est lorsqu'il y a aussi parmi toutes les couleurs
de petites touches de traits d'originalité
faisant justement ressortir le goût de l'application,
les motifs, les contours et la caractéristique.

Ce qui démontre bien que la valeur
que l'on accorde est très importante
cela fait simplement redresser quelques regards...

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Philosophie des différences

La nature est fragile et on doit apprendre à la respecter,
ne pas faire bouleverser son équilibre essentiel et vital
car elle ne peut que s’élever, grandir
et s’épanouir harmonieusement que dans toute la diversité
et sur tout son environnement naturel, habituel et ordinaire.

bd27cbbee29e3ac55bbfd04e9bf32681.jpgA l’inspiration de cette nature,
celle qui nous fait vivre tout simplement,
une petite fleur s’ouvre tout en douceur,
si on la coupe et l’arrache à cet environnement
juste pour remplir un vase clos
alors elle ne peut plus continuer à s’éclore,
s’ouvrir encore, elle ne s’épanouit plus,
ne vit que quelques jours, se fane et se laisse mourir d’ennui.

La nature constitue des petites fleurs originales,
c’est justement ce qui en fait la richesse de sa diversité,
compose sa subtilité, ces petites fleurs nous surprennent,
bc13e6f92174dcc79b4809db6e27c5d7.jpgelles nous font découvrir pour mieux connaître, mieux comprendre,
elles nous apportent tellement dans la recherche de nos qualités et une meilleure intelligence !





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La vie comme un océan

032da409454e1e6d8d5620ade1b02790.jpgComme sur un voilier dans l’immensité des océans,
il faut affronter ses tempêtes,
être équipés pour ne pas se perdre dans son brouillard
et ne pas briser la coque de notre bateau sur ses roches.

Mais quand l’océan se déchaîne, il faut, à la fois,
SAVOIR se protéger, avoir la meilleure CONDUITE qu’il soit
pour tenir son cap bien DROIT,
ne pas oublier de toujours rester face aux LAMES
ne jamais se retrouver en travers
au risque de chavirer ou même s’y noyer.

Il faut encore redresser la voile
malgré la TOUTE PUISSANCE de l'océan
et faire très attention aux FORTES PRESSIONS du vent.

23e0f9404412f95e36f7b419312334ff.jpgMais ce qui compte pour nous,
c’est de réussir à surmonter cet océan,
traverser ces tempêtes et passer le cap,
continuer l'itinéraire
même s'il faut du temps pour atteindre l'autre terre,
l'essentiel étant d'y arriver un jour.


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A ma petite étoile

0364b879fee90635502069b9496e0f86.jpgN’étant qu’un brouillon de vie, j’écris

Ma fille, tu es la plus tranquille
et pendant que les autres enfants crient au loin et se déchaînent,
toi, tu es la plus sereine, la plus calme, la plus « normale »,
dans un monde qui parle encore à ce jour de Binet.

Tu es ma joie de vivre et de respirer.
Ta franchise et ton honnêteté sont de ne jamais cacher ton jeu,
ta richesse, c’est de nous faire découvrir les subtilités de la vie
comme celles de se regarder, de ce que nous sommes vraiment

Et comme une petite étoile qui me fait dresser du regard
dans l’univers où la vie scintille, telle une lueur qui me guide,
je peux te rejoindre dans ce qui paraît inaccessible,
je te prends et te saisis telle et comme que tu es.


N’étant qu’un journal de bord, j’écris encore :

Et si le vent, au-delà de son fracas,
nous rejette et nous repousse hors du concept des normes,
c’est juste qu’il faut savoir être et rester soi-même,
comme dans chacun des battements de notre cœur.

Et quand l’air, par-dessus des révoltes,
nous souffle des mélodies,
c’est qu’il est tous les instants de notre vie qui s’offrent en un beau sourire,
comme dans chacun de nos soupirs ;

Et lorsque l’océan, au-delà de ses limites,
nous entraîne dans ses tourments,
c’est qu’il reste dans ces profondeurs des forces inépuisables pour franchir ses tempêtes,
comme dans chacun de nos mouvements ;

731fe3e790808155cebaed0053b561fc.jpgEt pendant que les vagues, par-dessus des lois et des règles,
nous emportent dans l’inconnu,
c’est qu’elles franchissent les barrières du temps, là où nos libertés commencent,
comme dans chacun de nos rêves.

Et enfin, quand le vent, l’air, l’océan et les vagues
s’y mettent tous en même temps,
c’est pour nous faire comprendre tous ses sens,
comme toutes les couleurs et les parfums du monde.





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